Nouvelles Publications

Nouvelle publication

  Brochure avec les dernières oeuvres de Mad-Jarova. Elle va être disponible vers la fin de mois de decembre 2007

Errances

Après avoir parcouru une longue spirale dans ma vie, je me retrouve au même endroit dans le labyrinthe mais sur un palier supérieur. Une myriade de filins en dentelle s'étire pour former les méandres éblouissants émergeant des parois, aux multiples visages.  

            Soudain, les miroirs luisants s'assombrissent, invisibles. Une cascade de lumières, tel un feu d'artifice, de petites sphères s'élancent dans une danse effrénée.

            La grotte est immense. Ses parois flottent dans l'obscurité comme des    mirages lumineux. L'essentiel est là-bas, derrière le vide : L'INCONNU. Toutes les révélations sont inscrites dans ce poème fluide d'Océan Éternel. Mais comment les déceler, les comprendre ?

 

Miracle

L es vagues perlées d'écume battaient le rythme majestueux de la vie. La mer s'inspira de cette harmonie rassurante et déploya de multiples variations aux chevauchées des échos lointains.

En me retrouvant seule devant mon tableau, le chant d'un oiseau inconnu caché quelque part dans les branches, je continuais à méditer. Oui, la vie est un miracle qui reste inaperçu et banal. Derrière l'apparence pourrait se cacher la clef de ses demeures éternelles enfermant   l'énigme de son secret.

La vie est venu de la mer de l'élément liquide entourant le fœtus. Notre monde est un miracle dans l'univers.

 

Appassionata

 

 

Toujours devant moi, tel un spectacle de magie, la lumière fait apparaître du néant des couples enlacés. Est-ce un couple ou tout simplement la même entité sous deux manifestations ? Je sais que c'est une danse d'amour et les deux êtres qui s'aiment ne font qu'un. Ils sont liés pour toujours, comme la dualité, mâle et femelle, qui se trouve au fond de notre psyché. La dualité dans l'existence est primordiale. C'est la manifestation de la création. Le BIEN et le MAL sont des antinomies ontologiques. Le monde unilatéral est-il impensable ?

            Mais pour que les particules doubles persistent, il y a certainement une force, une énigme, qui se cache là-bas derrière le vide, au niveau des miroirs, plongée dans un ruissellement de lumière laiteuse, palpitante, apparemment sans bornes.

Promesse

 

Une lumière est née dans ma conscience, un éclat de cristal flamboyant, remplit mon âme d'une myriade de splendeurs. La révélation d'un joyau de lumière, suspendu dans le vide, m'a comblé de bonheur. Je ne serai plus seule dans l'océan de la nuit. Une élégie traçait déjà ses premiers signes dans mon esprit. Mon être s'est confondu avec le Tout dans la fusion de ma nouvelle identité, répandant en moi la volonté de bâtir. Je suis à la fois l'univers et moi-même. La voix familière immémoriale ne me quittera plus.

            Elle me protégera, par sa force, aux moments de faiblesse, car je suis entrée à l'intérieur du joyau qui renferme le mystère de l'essence de l'univers. Les fluides immatériels ont traversé les méandres complexes de mes cellules en formant une boucle fermée avec le TOUT.

Promesse d'amour, promesse de vie, l'homme projette, la femme reçoit. Ils plongent dans une abstraction de formes qui sont vibration significative et émotionnelle.  

 

Enigme

 

Je me lance éthérée dans le vide, afin d'approcher cette lumière, éblouissante et fascinante à la fois. Avec une certaine appréhension, je m'abandonne au charme captivant de ce miracle.

            Cet état de grâce n'est pas une illusion mais un voyage suprême de l'esprit, plongé dans son espace intérieur.

L'essentiel, étant imperceptible, se dévoile par la réflexion, l'émotion et l'amour, ce qui est la vraie abstraction, au-delà du visible, celle qu'on ressent par la force qui se dégage de l'œuvre. La réflexion et l'émotion, à travers la beauté intérieure, n'étant   pas matérielles, sont abstraites. La réalité sera le moyen de cristallisation des   valeurs en formes vivantes, afin de constituer la Totalité.

Cette démarche s'inscrit dans l'évolution d'une nouvelle spiritualité et dans les tendances modernes de la science. Elle est le témoin d'une intuition sur la globalité des phénomènes.

 

Le Cri

 

Une lutte sans fin embrase le monde. À travers la procession impérissable de l'ascendance de la vie, dans la lutte entre le Bien et le Mal, celle qui fait progresser le temps rythmé par le battement du cœur de Chronos, sont dissimulées des embûches sournoises et des pièges de terreurs mortelles...

 

Le ciel s'assombrit, la tempête se leva, la montagne se mit à hurler, un long cri venu du fond de son ventre. Le cri de la montagne se confondit avec celui de la foule. Un coup de tonnerre retentit, renvoyé par l'écho, résonnant jusqu'au coeur de la terre.

Cri de terreur, chacun pour soi, cri sans voix dans la souffrance, cri de haine envers les autres et soi-même, quelle est cette épreuve que l'humanité couve, tel un monstre invisible et sournois, nourri au sein de la civilisation ? Qui est la femme, et l'enfant ?

 

Après l'Epreuve

 

C'était la vague apocalyptique anéantissante du MAL. Nous étions suspendus au crochet d'une crête, une petite île au milieu de l'océan du vide, le grand Vide muet et froid en apparence, où s'affrontent les forces du Bien et du Mal, où les houles se cabrent creusant des abysses sans fond. Pourrions-nous lutter ?

 

Quelque part au-delà de l'espace précis, de partout et de nulle part, des notes en trilles harmonieuses percèrent le voile.

 

La syrinx d'un oiseau inconnu lançait des mélodies cristallines en cascade. Le soleil nouveau traversa la brume, le voile se déchira, éclata et s'éparpilla en bribes. Nous fûmes lancés dans les airs, tandis qu'avec la lumière sulfureuse les grondements menaçants reculaient en fuite sur les vagues en désordre...

Tous unis, après l'épreuve, que va-t-il se passer ? Quel sera l'avenir de l'humanité, trouvera t-elle la véritable valeur de la vie ?

 

Soma et Psyché

 

Seule dans la pénombre de mon atelier, je faisais des efforts désespérés, pour deviner les lumières visibles et invisibles qui traversaient mon tableau. J'hésitais à allumer la lumière sous peine de perdre l'enchantement magique de la nuit tombante. La symphonie de la vie vibrait en moi en sourdine.

Qui suis-je ? Quel est mon lien avec cette musique ? Où est située ma conscience ?

Nous ne sommes pas que matière, nous avons nos pensées, nos émotions, nos rêves, nos sentiments. Ils font partie de notre psyché qui est conscience. Elle n'a pas de substance matérielle.

Le corps enchaîné dans le mousse de la matière n'arrête pas l'esprit libre qui, lui, voit sans regarder. La pensée voyage instantanément partout et les rêves ne connaissent pas de limite.

 

Passion

 

Nous sommes à la limite du monde, de notre univers macroscopique et là-bas où est la lumière crépitante, est le début de l'univers subatomique.

Au-delà de cette frontière, le monde s'éloigne plus vite que la vitesse de la lumière. L'horizon s'éloigne avec la lumière. C'est comme un mur invisible, car la lumière est plus rapide qu'elle-même et elle s'éloigne dans un autre espace et un autre temps. Seule, la musique universelle est perceptible. Elle est sereine et bouleversante, chaque fois renouvelée et unique. En l'écoutant, j'ai l'impression de l'avoir entendue dans le temps, celui qui ne commence et ne finit jamais. Elle est la musique implantée dans ma mémoire transcendante. Rempli de variations et de modulations, son fond absolu est le rythme universel.

C'est la musique que nous ne pouvons pas apprendre, la musique que nous ne pouvons jamais oublier.

 

Ode à la Postérité

 

 

Beethoven et sa force dépassent les limites de la vie. De sa vie physique, reste la marque de son visage, son masque, mais toute apparence physique est éphémère. Mort, il est dépouillé de tout. Reste son oeuvre. Dans sa musique, il est vivant, terriblement vivant pour la postérité. Ressuscité, il est immortel. Il vit en nous, dans nos émotions à travers sa musique.

 

Anima et Animus

 

L'humidité se condensait et se dilatait en vagues. Les influx en rubans de brouillard irisé se répandaient au-dessus du lac. Un arc de feu passa à travers les brumes condensées, et un instant plus tard, un globe d'eau tout ruisselant apparut tel un œuf de perle rose. Dans son cœur derrière un nuage d'aurore, je distinguais deux silhouettes floues, entrelacées dans un cocon de chrysalide. La brume en ondes confuses se dissipa, et le couple apparu dans ses trois résonances.  

Ils sont là, au fond de notre psyché : la femme et l'homme, le conscient et l'inconscient, le soi et le moi. Trois couples inconnus et pourtant…

 

 

Sculpture

 

La musique de la vie est une valse, Cette musique secrète est remplie de significations et de mystères.

            Le temps s'évanouit dans l'infini ; le passé et le futur fusionnent dans le présent continu.

Interconnectés par cette antenne intemporelle, nous sommes tous ensemble, formant un Etre éternel au-delà du temps et de l'espace.

 

À la limite extrême de l'univers se trouve le MUR DE LA LUMIERE. Contrairement au mur du son, le Mur de la Lumière est infranchissable.

Tous les mystères se trouvent-ils au niveau de cet énigmatique Mur de lumière ? Cette grande partie invisible de l'ensemble des constituants de la vie, nous lie-t-elle à l'éternité ?

Boléro

 

Si notre psychisme émet des ondes accordées aux vibrations du joyau, nous serons impliqués dans la force qui émane de cette interférence. Les pensées identiques dans une longueur d'onde unifiée créent une vibration très puissante, capable de jouer un rôle déterminant dans le cours de l'histoire.

 

La maison

 

Dans sa Demeure, Mad-Jarova réalise des ouvrages importants, comme la colonne sculptée, la création de la statue « Hélios », la grotte « La relativité essentielle » le tableau « L'apothéose de la vie » de 8 m / 4,50 collé au mur dans son atelier etc.

 

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Dès l'âge de quatre ans, lorsqu'elle a commencé à peindre, Mad-Jarova faisait des peintures d'adulte avec la fraîcheur de l'âme d'enfant. Aujourd'hui elle bénéficie d'une notoriété méritée après 89 expositions personnelles dans le monde entre 1969 et 2007.

Ses œuvres d'un réalisme visionnaire font partie du patrimoine culturel en France et à l'Etranger dans le domaine de la nouvelle tendance de la Réalité de l'Espace Intérieur.

Étant visionnaire depuis son enfance, elle croit tout à fait normal de travailler sans modèle, photo, et croquis préalable. Ses statues sont emportées par une force mystérieuse qui les dégage de leur pesanteur. Sans aucun artifice technique, ses tableaux à l'huile sur toile sont réalisés au pinceau et à la brosse.

 

La pensée pourra t-elle influencer notre destin ?

 

     Oui, ceci est réellement possible, même indispensable pour la compréhension de notre destinée dès notre enfance. Effectivement, déjà à l'école les enfants peuvent connaître, comprendre et même influencer   leur destin, malheureusement cela ne fait pas partie du programme. Pourtant certains se posent souvent la question : « Pourquoi y a-t-il des malheureux innocents ? » Et leur réponse est : «  Parce que dans la vie, apparemment, il n'y a pas de justice. »

     Les rationalistes athées disent que s'il y avait véritablement un Dieu bon et juste, il n'aurait pas permis la souffrance des innocents, alors que d'autres individus, pas forcément parfaits, profitent pleinement de la vie.

     Pourquoi il y a-eu toujours des martyrs, pour porter la croix et accepter le sacrifice, le sacrifice d'Ego dépouillé et abandonné ? Pourquoi est-il si douloureux et difficile de monter les échelles de la conscience, et passer par des épreuves ?

     La réponse est la suivante : par rapport à ceux qui choisissent la vie avec tous ses avantages et s'accordent aux vibrations existantes du moment, les êtres isolés sont en dysharmonie avec la conscience collective.

     En effet, la majorité s'accorde à la tonalité générale de l'orchestre. Si tel est votre choix, vous devez éviter les dualités conflictuelles ente vous et les autres, entre vous et les idées existantes, car plus vous serez en harmonie avec la conscience collective, plus vous aurez ce qu'on appelle de la chance.

     Mais si tout le monde s'accorde avec les forces existantes dans la symphonie de la vie, il n'y aura jamais de changement, d'évolution socioculturelle, et d'accroissement de la conscience. Justement pour cette raison surgissent des individus différents qui souffrent. Bien qu'aujourd'hui leur souffrance ne soit plus physique, elle n'en est pas moins la souffrance de l'âme. L'individu se sent mal compris, isolé des autres, à chaque essai de faire une démarche dans la société, toutes les portes semblent fermées. Cependant le plus dur ce doit être le manque d'amour et la solitude. Ceux qui avancent contre le courant sont souvent incompris. Grands solitaires, ils subissent les épreuves d'animosité et d'abandon de tous, et ils sont victimes d'injustices. Pourtant,   contre toutes apparences, les épreuves représentent une grâce divine. Le Christ nous en a donné la preuve. Dans l'ascension des paliers de la conscience, les épreuves sont les marches à affronter.

     Mais pourquoi faut-il monter ?

     Pour deux raisons : premièrement pour nourrir la psyché collective, et deuxièmement pour arriver à l'intemporel, à l'état de grâce éternel tout en ayant conscience de cette plénitude.   

     Ce sont les solitaires qui font évoluer l'âme collective existante, car elle vit à travers les psychés individuelles, réunies dans des vibrations en modulations et changements permanents. La justice est dans la distribution des avantages : la joie d'évoluer ou le plaisir de la vie. Entre ces deux extrémités s'étalent les états intermédiaires.

     Mais qui les oblige à accepter le sacrifice ?

     Une autre force inconnue et mystérieuse qui fait face à la conscience collective, confortablement installée dans une société. Cette force anime la psyché individuelle et l'invite à monter les paliers toujours plus élevés, en remplaçant ses voiles, jusqu'à ce qu'ils deviennent lumière.

     La conscience collective qui gouverne les événements représente les vibrations individuelles qui sont des pensées et des émotions, fragments réunis dans l'unité des forces accordées de plusieurs individus à un moment précis. Lorsque ces forces deviennent persistantes   la société pourra   changer d'idéologie. Sans cela l'évolution de la pensée n'existerait pas. C'est la raison pour laquelle certains êtres sont destinés à présager le changement. Ils font opposition à la conscience générale collective, se lancent contre le courant, et luttent en souffrant pour donner naissance à de nouvelles idées à partir de leurs visions.

     Leur récompense est celle de pouvoir évoluer et atteindre, après la dissolution de l'enveloppe charnelle, la dimension absolue et éternelle, mais la plupart de ceux qui choisissent cette voie n'y pensent pas, ils le font inconsciemment, stimulés par la force Essentielle à leur insu.

     - En fait chacun représente un monde. Chacun a droit au libre arbitre pour décider de son sort et ceci en pleine conscience, mais ce n'est pas toujours le cas. Des dormeurs naissent aussi, ceux qui vivent de façon inconsciente et automatique toute leur vie. Et ils continuent à croire qu'ils sont les auteurs de leur pensée, alors que c'est la conscience collective qui dirige leurs réflexions et leurs actions.    

     Se laisser vivre et accepter la solution d'une existence éphémère a son charme aussi, bien sûr. C'est pour cette raison que chaque individu a le droit de choisir, et tous les êtres vivants se retrouveront au même endroit de félicité sans limites qui est la dimension divine libérée de la matière, mais tous ne se rendront pas compte de leur transmutation intérieure. Comme les bactéries et les animaux primaires, quelques animaux supérieurs et certains êtres humains disparaîtront, tels des cristaux de neige fondus au soleil.

     Dans notre monde, tous les êtres sont transitaires, tous traversent le temps mesurable ici et arriveront à ce moment unique pour chacun, celui de la grande séparation. Tous les êtres vivants feront la grande transmutation dans l'absolu. Alors, ils vont se confondre avec leur essence divine, mais seul le haut niveau de conscience a le droit à l'immortalité. Un très haut niveau de conscience est indispensable pour réaliser la fusion de la psyché individuelle avec le Tout.

     Comment l'être humain doit   procéder pour monter son niveau de conscience ?

     Surtout par l'écoute silencieuse purgée de tout intérêt de changer quoi que ce soit, une écoute de l'intérieur de son être, pour trouver la voie de l'amour qui est le lien sacré d'union avec Dieu, afin de construire les circuits complets dans son espace intérieur, en essayant progressivement d'entrer en communication avec son Surmoi et la Psyché collective, où Dieu est personnalisé et vivant.

     Le Surmoi est le surconscient, au-delà du conscient et de l'inconscient, il est celui qui ouvre la voie à la Psyché vers l'ascension des marches supérieures de l'échelle de la conscience, celui qui l'habille dans des voiles aux nuances ascendantes jusqu'à l'arrivée de la lumière pure et absolue. C'est le messager de la pure conscience ou la présence. Comment faire pour le reconnaître, et comment appeler cet être supérieur qui est le surconscient ? Faut-il chercher à l'intérieur de soi-même avec un esprit ouvert. Alors, on devient un canal, non pas un exécuteur isolé, mais une antenne qui capte et réalise l'exécution, et pour cela il faudrait avoir l'esprit de globalité. L'esprit individuel est enchaîné dans des vieilles évocations de plaisir et de révolte, de joie ou de conflit. La totalité procure sérénité et amour intérieur. Quand le corps est équilibre et complémentarité des dualités, il réalise l'unité, et relâche toutes les tensions de réactions pour s'ouvrir à l'écoute de sa voix intérieure. Il semble, que le désir d'accroissement de la conscience provoque une recherche fébrile de plénitude, que personne ne pourrait atteindre. D'ailleurs cette recherche représente la signature du conditionnement biologique et culturel de l'humanité. Et c'est un besoin compulsif pour ceux qui pensent que ce que nous sommes réellement est antérieur à ce que nous croyons être. C'est une initiation en quelque sorte. C'est la révélation d'une nécessité, qui nourrit la nature profonde innée et lui donne sa réelle dimension. Cela n'a rien à voir avec la nourriture matérielle, pourtant indispensable au corps physique autant que la nourriture spirituelle à l'âme.

     En quoi consiste cette nourriture ?

     Elle est constituée d'amour et d'émerveillement. S'émerveiller de tout, de la nature, d'un bel arbre, d'un animal, s'émerveiller du soleil, des étoiles. La vie est un vrai miracle qui passe inaperçu. Mais l'initiation consiste aussi à livrer une lutte contre beaucoup de barrages, qui se présentent à l'intérieur de la personne en forme de blocage et de préjugés ou d'obstacles culturels reçus par l'opinion publique.

     Qu'est-ce qui fait obstacle à cette initiation ?

     C'est l'Ego personnel subjectif, bien entendu, parce qu'Ego est en conflit non seulement avec le mental mais avec le surmental.

     Qu'est-ce que le surmental ?

     Le surmental est une qualité du surconscient. Lié à la conscience collective il est au-delà du surconscient individuel. Le surmental représente une multitude de facettes de forces-idées différentes, faisant partie de la conscience collective. Chacune, étant indépendante, a le pouvoir de se réaliser. La conscience collective est constituée de milliards et de milliards de forces-pensées individuelles, regroupées, concentrées et classées par le surmental. Grâce à lui chacune a le droit de s'accomplir, de s'assumer et d'employer d'autres forces individuelles pour son propre compte. Ainsi la conscience collective et la force exécutive du surmental sont en harmonie supramentale et deviennent une force dynamique de la réalité.

     Le supramental est caché derrière le mental, derrière la vie et la matière visible, pourtant il agit par des forces redoutables. Quand il agit cela se passe au moyen de pouvoirs multiples et secrets, qui s'ajoutent aux propriétés caractéristiques de la volonté unique de surmental. Il n'est pas reconnaissable. Le surmental est transcendant, n'est pas apparent, et agit par des voies mystérieuses, encore inconnues de l'humanité. Nous pouvons communiquer avec lui par nos pensées consécutives aux rêves.

     Sachant qu'il est difficile de déterminer quelle est la réalité réelle et la réalité onirique, et quelle est la vraie réalité entre les deux, je pense que l'essentiel est cette richesse insoupçonnée, invisible et inobservable qui remplit l'intérieur de notre espace. Les rêves n'étant pas provoqués par des actions directes sur notre corps physique ou psychique, mais par des relations puissantes internes et de nature transcendante, la vérité des songes n'est pas la réalité de la vie quotidienne, mais elle est la résonance de la vision intérieure, aussi bien dans le domaine réel que profondément psychique.

     Nombreux sont ceux qui, dans certaines circonstances de leur propre expérience, ont remarqué la force divinatoire de leurs rêves : ils sont porteurs de savoir et des renseignements sur l'avenir, ainsi que sur leur état psychique. Ceci est un fait, puisque chacun a eu des rêves prémonitoires.

     Mais quel est ce phénomène qui réalise la vision à travers le temps, afin de nous permettre de pressentir des événements et, par un moyen symbolique, nous fournir des renseignements sur des événements à venir ?

     La réponse est difficile à formuler, sans le vouloir, je pense à un phénomène parapsychologique, un phénomène de voyage au-delà de notre espace-temps physique, car notre corps est emprisonné dans l'endroit où il se trouve, et au temps dans lequel il évolue.

     Le temps dans l'absolu n'existe pas, le rêveur plonge dans le sommeil paradoxal et quitte son espace-temps corporel. Il peut naître ailleurs, où libéré de son poids il reçoit des ailes pour voyager aisément à travers le temps et l'espace. C'est pourquoi, le rêve est un voyage dans une autre dimension inconnue, dimension qui est pourtant notre nature la plus profonde et tellement réelle, mais inconsidérée. Si nous ne faisons pas un effort pour y pénétrer avec notre pensée consciente, nous n'aurons pas la possibilité de connaître la profondeur de nous-mêmes, ainsi que la fonction d'avertissement relative aux événements de l'avenir proche ou lointain.   

     Pour ce qui est de la faculté de saisir ces plongeons dans le temps, il faudrait avoir la conscience endormie, afin de laisser la place à l'inconscient qui emploie des voies inconnues et des réseaux secrets pour lier l'intuition à l'imagination et former les symboles. De nature transcendantale, les symboles, instruments de la pensée, ont mystérieusement le même sens pour tous. Ils sont des archétypes au fond de l'être humain, existant simultanément et éternellement dans tous les points de notre monde. Le songe est l'expression de l'éternité dans le temps, il est le poème de la nuit et l'éblouissement de la lumière du jour.

     Si nos rêves sont quelquefois absurdes ou incohérents, c'est que notre inconscient n'a pas franchi la porte temporelle, alors il flotte entre les sensations de réalité probable et les visions tourmentées ou désordonnées. Je pense, qu'expliquer le rêve uniquement par une activité mécanique cérébrale est une réduction, qu'elle soit explicative ou méthodologique. Elle fixe des barrières à la connaissance qui se doit totale. Je pense également, que certains psychanalystes, qui étudient les rêves comme des conditions intérieures psychiques d'une expérience intrasubjective et intersubjective, ne donnent pas la réponse par exemple à la question toute simple : pourquoi rêvons-nous, et quel est ce mécanisme mystérieux qui relie dans la pensée individuelle les archétypes primordiaux.

     En chacun de nous il y a un autre monde invisible, qui coexiste en dualité inséparable avec notre être relationnel du monde extérieur.

     - Nous sommes tous doubles, c'est Dieu qui est unique. Nous sommes doubles parce que nous avons une réalité visible et faisons partie de ce monde, qui est lui-même une dualité absolue. Dualité entre le monde réel d'une part, et d'autre part son introduction consciente et inconsciente dans l'individu à travers la pensée. Elle est l'expression du monde invisible, celui qui conserve un sens.

     Les êtres vivants sont construits d'atomes qui forment les molécules, les cellules, même le cerveau est fait d'atomes, c'est bien connu. Ce qui est moins connu est que, dans le système de tous les organismes vivants, les constituants atomiques se renouvellent constamment. Et si les atomes passent, c'est qu'ils viennent de l'extérieur par l'eau, la nourriture, l'air et s'intègrent à l'organisme de l'individu. Alors, chacun représente le fond invisible d'une rivière et les atomes du corps ne font que passer. Depuis la naissance jusqu'à la mort, dans l'organisme tout se renouvelle et cela s'appelle le “renouvellement des constituants atomiques”. Les neurones et le cerveau aussi, même le système osseux, alors que le calcium est l'élément, qui reste le plus longtemps dans l'organisme. Alors notre cerveau, en tant que matière, non seulement disparaît après la vie, mais il est aussi et surtout éphémère pendant la vie. Par conséquent, seule la pensée est réellement permanente bien qu'évolutive avec l'âge et l'expérience. Les visions, l'inspiration et la pensée font partie de notre espace intérieur. Cependant l'inspiration peut avoir des degrés différents, allant du simple flash visionnaire jusqu'à la vision complète et inspirée, guidée par une force mystérieuse. Les visions de Léonard de Vinci à caractère scientifique ont les mêmes origines.

     Il n'est pas rare de constater la communication de visions ou d'émotions à travers le monde. Des pensées et des idées nouvelles ont circulé à travers le temps et l'espace, à l'époque où il n'y avait pas de moyens de communication. Le mécanisme de transmission d'idées simultanément entre des individus qui ne se connaissent pas est l'essentiel dans notre vie, car c'est lui qui dirige les événements de notre existence sur le plan planétaire.

     Les idées acheminées par les voies de l'amour vont se rencontrer pour converger entre les hommes. La compréhension des merveilles, comme la vie, la conscience et le rêve, qui n'ont rien de banal, les abandonne. La pensée est étudiée d'une façon physiologique et mécanique en ignorant sa fonction essentielle. Mais le mécanisme physiologique n'explique pas la cause profonde de la pensée, de même qu'il n'est qu'une conséquence de l'activité psychique. Celle ci est en dehors de la matière, en symbiose d'intensité de l'émotion, soutenue par la force, aussi bien visuelle, sensorielle que motrice. Les expériences peuvent constater que la personne pense, mais n'expliquent pas le contenu et la fonction profonde de la pensée.

     Quelle est la vraie réalité : de la pensée ou la réalité des sens ? Les deux se confondent et représentent une autre forme de dualité complémentaire, qui est en nous. Elle s'exprime en chacun, puisque nous vivons nos pensées dans la réalité.

     Le penseur voit des images, mais ressent aussi des odeurs, des sons, des sensations de douleur ou de plaisir, de chaleur ou de froid. Les phénomènes sensoriels accompagnent la pensée d'une façon autonome même sans contact direct avec l'extérieur. Cependant la pensée plonge dans l'océan d'archétypes universels afin de composer des symboles et les matérialiser par des mots dans notre langage.           La pensée qui fait partie d e notre monde invisible, sous-jacent, n'a aucune apparence physique, et elle n'est pas observable sous un microscope. Dans la structure universelle du tout, face à la réalité manifestée et visible est nécessaire l'invisible essence sous-jacente.

     La totalité universelle de la création permanente se présente en double substance : en dehors, la complexité des apparences est captée par les sens, tandis qu'en dedans, des fonds connaissent eux-mêmes l'unité de la synthèse transcendante.

     La dualité, loi universelle, exige l'élaboration d'un pont entre la réalité de l'observation objective, et la vision intérieure des archétypes universels, dans les liens du conscient et de l'inconscient de l'homme. La réalité elle-même est double, d'une part celle de l'homme dans le monde, et d'autre part le monde dans l'homme. Ces deux aspects manifestés sont reliés par un lien invisible

     La musique universelle est composée comme une marche en deux temps, évoluant en trois temps, à des moments où elle devient une valse. Les antinomies se chevauchent les unes après les autres, deviennent complémentaires, le conscient est doublé par l'inconscient.

     Celui dont la racine divine est consciente obtient des ouvertures et des révélations sur l'invisible et ses pensées deviennent transcendées. Il comprend instantanément des vérités essentielles et accède à la conscience transpersonnelle. Nombreux sont les témoignages de révélations de l'au-delà, provoquées par une extase soudaine, une vision ou une certitude d'avoir reçu un message. Cet événement conduit souvent à une renaissance, le début d'une autre vie, parfois dédiée au service d'une mission concernant l'humanité. L'homme a le droit de choisir librement de croire et d'avoir des liens avec l'invisible, car Dieu est toujours partout, retiré dans un ailleurs accessible à tous par la pensée et la foi. C'est à l'intérieur de lui-même que chacun peut trouver sa présence, là où il peut communiquer individuellement avec Lui, parce que entre notre psyché et Lui la dualité n'existe plus. Ce lien est intemporel et non spatial, il ne fait pas partie du monde visible. Toutes nos joies et nos souffrances sont celles de Dieu dans l'Unité sacrée entre notre Psyché et l'Absolu. Nos épreuves sont les siennes à travers la création perpétuelle qui marque l'écoulement du temps. La perfection serait possible où le temps n'existerait pas, c'est à dire pas dans notre univers qui s'accomplit progressivement. Toute création est joie et souffrance.

     Le retour du sacré, d'une façon émancipée spécifique à la nature humaine et à son libre arbitre, est donc possible et même légitime. Nous sommes libres de penser à l'invisible, à l'existence de la pensée et de l'imagination, ce qui veut dire que nous sommes portés à postuler l'éminence de l'au-delà par rapport à notre vie matérielle et réelle. Nous ne pouvons pas nous empêcher de sentir le mystère profond des choses, indépendant de leur aspect tangible, ni d'imaginer l'autre côté, à l'intérieur de cette réalité qui nous entoure, même si nous sommes incapables de lui donner une interprétation précise. Même si ce trouble nous fascine, et cette impossibilité de dessiner une image détaillée est un problème qui nous tourmente, au fond de notre inconscient surgissent les pensées de la divinité unie, de la transcendance absolue, de l'intériorité ontologique du surnaturel par rapport au naturel.

 

 

- Pourquoi la vie et l'univers ont choisi le temps positif plutôt que le temps négatif, la matière et non pas l'antimatière, et les molécules vivantes ont préféré une seule géométrie? Je crois encore une fois, que tant d'heureuses circonstances, additionnées à tant d'analogies incontestables, afin d'aboutir à la vie, ne peuvent être attribuées au hasard. L'aspect unilatéral de la matière en profondeur au niveau subatomique, est identique à celui de la manifestation du vivant. C'est l'asymétrie qui a permis la vie.
       - Les scientifiques essaient de créer des cellules vivantes, ils disposent aujourd'hui de matière première pour fabriquer des membranes primitives. Certaines substances organiques extraites de météorites avec de l'eau peuvent former des cloisons ressemblant à des membranes. Ce sont avant tout des substances organiques et non pas minérales qui servent de matière première, le problème apparaît justement lorsqu'il faut créer des éléments organiques à partir de la matière non organique et surtout engendrer la vie.
       - La vie ne se laisse pas approcher, elle cache scrupuleusement ses secrets. Pourtant elle jaillit d'une façon spontanée et apparemment exubérante, mais nous ne saurons jamais résoudre ce problème fondamental.
       - D'une façon globale elle semble volontairement disponible partout, mais les points favorables sont curieusement dispersés à des grandes distances. A l'image de la distribution de la matière, séparée par de très grandes étendues de vide, aussi bien au cœur de l'atome qu'entre les corps célestes, la vie ne coexiste pas avec elle même à un seul endroit précis de l'univers.

 

 

            En me retrouvant seule devant mon tableau, le chant d'un oiseau inconnu caché quelque part dans les branches d'un arbre le plus proche, ou le plus éloigné, je continuai à songer au miracle de la vie.

            L'organisation suprême de la vie, toutes les informations nécessaires à la fabrication d'un individu sont inscrites sur le long ruban de l'ADN. La molécule d'ADN est formée d'une longue suite d'unités de base:les nucléotides. La base étant l'élément le plus important est constituée des quatre substances différentes. A partir de ces quatre notes est créée la symphonie monumentale et inimitable de la multitude impressionnante du vivant. Créer et interpréter, uniquement par la même force, est le mystère le plus étrange de la nature. Les quatre lettres génétiques sont les quatre notes, tel que do, mi, mi bémol et sol, qui subissent des modulations aux tonalités infinies pour composer de multiples structures de nuances variées. Ainsi elles servent de base pour former les mesures de la musique universelle. Chaque mesure correspond à un acide aminé particulier. Alignées dans un certain ordre elles forment une phrase musicale, qui correspond à une suite d'acides aminés. Chaque phrase est un gène. Le gène est une suite ordonnée de bases codant pour une protéine déterminée. Lorsque la composition est terminée les protéines représentent de longs polymères inertes. Puis d'un seul coup, comme par magie sous une influence mystérieuse, elles se mettent spontanément en mouvement. Elles commencent à vriller, en formant un édifice en trois dimensions, stable et programmé, prêtes a fonctionner. Connaissons-nous la raison profonde du fonctionnement des protéines ? Les scientifiques connaissent leur architecture spécifique, les fonctions des différentes unités de base, les acides aminés, mais ils ne connaissent pas les relations entre les constituants et la cause de leur fonction spécifique et différenciée. Nous ne connaissons pas le mystère de la vie qui surgit d'une façon délibérée et spontanée, et ne comprenons pas l'intelligence cachée dans le réseau complexe de communication et de fonctions.

            La musique génétique évolue en trois temps. La musique de la vie est une valse, puisque l'unité fonctionnelle qui code pour un acide aminé est une suite de trois bases, des triplets ou codons. A la complexité de conception et de transmission du programme de la vie, il faut ajouter l'orchestration brillante de l'action synchronisée et savante des enzymes.

            Ce petit aperçu très simplifié est en réalité compliqué. Le fonctionnement de la vie est inextricable, mais logique et ordonné. Il est, encore une fois, évident que toute cette musique fabuleuse ne peut en aucun cas être composée par hasard.

            Cependant le mystère, un parmi les plus déconcertants est celui de l'existence de longues parties d'ADN, complètement muettes : les introns. Les gènes n'occupent qu'à peine 10% de la molécule de l'ADN humaine, alors à quoi servent les 90% restants ? Il n'y a que 10% de la molécule d'ADN (qui possède trois milliards de bases), transcrit par ARN messager et traité pour donner des protéines. Le reste, soit 90%, n'a aucune fonction apparente. Pourquoi les organismes simples comme les bactéries n'ont pas d'introns ? Les introns se trouvent dans les gènes d'organismes complexes comme ceux de l'homme et des animaux.

            Dans ce cas-là, ici dans notre monde, la symphonie de la vie dans son intégralité n'est pas audible. Comme si l'oreille humaine était incapable d'entendre les ultrasons. Cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas. Ces gènes, en trop, qui ne s'expriment pas, sont-ils inutiles ? Ou tout simplement,   représentent-ils une banque où l'organisme peut puiser pour fabriquer de nouveaux gènes ? Ils auraient peut-être aussi une fonction de contrôle et de coordination des éléments codants. Pourtant la nature montre toujours une logique dans le choix de ses instruments en manifestant une tendance d'économie. Cette apparente contradiction au sein même de sa vraie dimension intérieure, doit   attirer notre attention, car derrière l'apparence pourrait se cacher la clef de ses demeures éternelles enfermant   l'énigme de son secret.

            Je crois que la musique secrète est remplie de significations et de mystères.

            Tous ces mystères se trouvent-ils au niveau de cet énigmatique Mur de la lumière ? Cette grande partie invisible de l'ensemble des constituants de la vie, nous lie-t-elle à l'éternité ? Nous savons aujourd'hui que les exons (les gènes lisibles) ont une géométrie fractale. Ils auraient en effet des propriétés d'auto-simularité, des résonances de vibrations en multiplications décroissantes, les mêmes formes se retrouvent à différentes échelles. La similitude avec la formation fractale de la matière est encore une fois frappante.

 

 

 

       - Les hommes et les femmes ont une chance inouïe d'avoir la possibilité de contempler ce monde merveilleux,        - Eh oui, ils ont des yeux uniques au monde, comme tous les êtres humains des autres mondes, ils ont de la chance. Je ne sais pas s'ils se rendent compte de leur bonheur.
       - Je me demande même, si ce monde n'était pas créé pour eux. Quelque chose me dit, que toute cette beauté est voulue, afin d'être admirée, telle une création artistique, qui est née pour continuer à vivre et à vibrer grâce aux yeux admiratifs.
       - Le mystère est dans leur cerveau. Ce sont les enfants gâtés du Père.
      

 

 

 

            Le couple enchanté disparut derrière le nuage de plomb qui écrasait le velux au dessus de ma tête. Retrouvant le jour morose, un parmi ceux qui pèsent sur les nuages denses de notre vie, je songeai au merveilles de nos capacités de compensation. En partant de germes du début de la vie, par la biologie complexe, la fonction du cerveau est le stade suprême de la création. Après avoir été composée et inscrite, la symphonie universelle doit être créée par les chanteurs, le chœur et l'orchestre. Maintenant tous ensemble vont s'unir en parfaite synchronisation, sous la baguette du chef d'orchestre, afin d'exécuter le chef-d'œuvre de la vie. Comment le cerveau gère-t-il les informations fournies par les organes des sens ? Comment fonctionne-t-il concrètement pour former l'ensemble cohérent, que nous pourrons apprécier et qui représente notre conscience ? Le mystère le plus étonnant de la vie est la pensée. La pensée révèle, stimule des émotions, dans les raisonnements et les réactions. Elle s'accompagne d'une capacité intuitive inhérente à l'être humain : la conscience de soi, de ses propres réflexions, de ses actes et de ses désirs.

 

 

 

Je parlais des humains. Où sont stockés leurs souvenirs ? Dans quelle circonvolution du cerveau ? Où sont stockées les pensées ? Où est la place de la conscience qu'il a de lui-même ?
       - La perception d'un objet passe par l'information globale, éparpillée dans des zones différentes, qui communiquent entre elles par le biais de connexions intra-corticales. Lorsque le sujet regarde un objet, les neurones concernés par l'attribut “forme” se mettent à osciller. Cette fonction se déploie sur les neurones concernés par les attributs “couleur” et “consistance”. Ainsi, les trois groupes de neurones déchargent au même rythme, en parfaite synchronie. Une activité multi parallèle opère en permanence à partir de plusieurs organes sensoriels. Ce couplage électrique dure un ou deux dixièmes de secondes, mais cela suffit pour recomposer une image dans sa globalité.
       - Sauf erreur de ma part, tu conçois le psychisme humain d'une façon mécanique comme une sorte de circuit électrique. Si l'activité cérébrale   comporte des perceptions, il n'en reste pas moins que, grâce à l'imagination mentale et créatrice, les pensées sont des agencements complexes où intervient la mémoire pour sélectionner les ensembles d'images et d'émotions afin de constituer les idées.
       - Tu es pertinente comme d'habitude, j'admets tes qualités de connaissance intuitive.
       - Merci, je voudrais seulement te rappeler que cette scène est consacrée aux yeux, à la perception visuelle, elle inclue bien sûr les mystères de la vie, les perceptions sensorielles, ainsi que l'élaboration des fonctions psychiques d'une profonde complexité. On peut s'interroger sur les facteurs, qui rendent si disponible cette forme particulière de représentation, qu'est l'image dans la condition humaine.
       - Le traitement de l'image perçue est interprétée mentalement en une représentation symbolique, qui permet aux individus de composer un ensemble coordonné à une idée.
       - Ainsi, l'image mentale rend non seulement possible l'évocation d'objets, qui ont produit des images, ou des impressions sensorielles, mais elle permet également la création de représentations nouvelles, qui peuvent être aussi stimulées par des résonances émotionnelles. Le cerveau humain sait créer des tableaux visuels totalement inédits, par combinaison d'unités élémentaires dans des arrangements nouveaux et personnels. Et le langage...
       - Les hommes communiquent rarement par télépathie, le langage est l'expression ultime de l'intelligence humaine. Les mots conditionnent une grande partie des interactions entre l'individu et son environnement. Ils sont aussi la matière de leurs pensées, des plus concrètes aux plus abstraites.
       - Les paroles les éloignent-elles de l'écoute de la voix intérieure... elle pensait aux avantages de la communication télépathique. Est-ce une raison pour adopter l'explication matérialiste et fonctionnelle de leur essence psychique, en les comparant à un ordinateur ?
       - Certains pensent que le fonctionnement du cerveau est proche de celui qu'ils ont conçu pour faire travailler une machine.
       - Ils ont oublié l'essentiel, car si le psychisme humain est un ordinateur, il est nécessaire de mettre le courant. Il n'existe pas d'ordinateur qui puisse fonctionner sans être alimenté en énergie électrique. Il faudrait l'équiper aussi d'un logiciel d'une mémoire infinie.
       - Qui va créer ce logiciel ?
       - Tu peux leur poser la question.
       Et ils se dirigèrent vers l'ouest au dessus du fleuve, vers l'océan.

 

 

 

            Si notre esprit est dimensionnel, comme le postulent quelques scientifiques et philosophes, alors notre conscience devrait se situer ici et maintenant, se manifester à un endroit précis, d'une façon dimensionnelle et temporelle, se peser, se mesurer, s'enregistrer. Ce n'est pas le cas, notre intelligence et notre âme sont non dimensionnelles et intemporelles.

            Elles ne sont pas non plus purement spirituelles, parce qu'elles ne peuvent pas fonctionner si elles sont dépourvues d'énergie, il n'existe pas de système de données qui   peut gérer et envoyer des informations   sans canal énergétique. Je crois, que nous ne pouvons réellement situer la conscience à un endroit précis dans les dimensions spatio-temporelles de notre monde, parce que la totalité de son essence ne fait pas partie de notre univers, que les lois physiques nous empêchent de quitter sous peine de mort. Bien que n'ayant pas l'accès à sa demeure éternelle pour l'observer, il n'est pas interdit de chercher par voie intuitive le lien de l'esprit avec la matière. Dans le cerveau anatomique se trouvent certainement des points matériels, des abris physiques et temporels, par lesquels la conscience est en interaction avec le monde. Ce mystère sera dévoilé dans un avenir proche, je le pressens.

 

 

La beauté est-elle encore présente dans l'art ?

 

 

Elle illuminait les yeux et déposait sur les plaies un pansement magique. Puis, elle faisait partie du décor. Discrète, elle se taisait soumise en attendant un regard, une faveur…

Non, elle n'a plus raison d'être. La Beauté.

Qui est-ce ?

Aujourd'hui, qui peut prétendre l'avoir connue ?

Elle vit pourtant, endormie sous le linceul du temps. Eternelle. Insaisissable mais tellement présente. Elle vit dans les œuvres des Maîtres du passé. Elle est l'âme et le cœur qui palpite animé de la flamme immortelle déposée par la brosse enchantée.

Mais quel est son secret ?

Pourtant, selon nos canons de beauté, elle n'est pas forcement jolie. Son charme n'est pas physique et dépasse toutes les modes. Il est la Nature même, il est intemporel.

Mais ce n'est pas tout.

Le secret de ce miracle est dans l'alchimie de la synchronisation, des dimensions réelles et irréelles.

Chacun sait que, le tableau se présente en deux dimensions : longueur et hauteur. Or il existe une autre dimension naturelle qui est la profondeur. Cette dimension est réalisable sur un tableau par l'illusion visuelle.

Mais l'art intemporel ne s'arrête pas là. Il va traverser le temps qui, lui, est une autre dimension réelle mais difficilement représentable par une œuvre statique. Pourtant c'est ce qui caractérise les chef d'œuvres et qui les distingue de la photo de famille. D'ailleurs une bonne photo doit être instantanée pour ne pas être figée.

La peinture, c'est autre chose. En elle, le temps est dilaté, étiré, sans pour autant se figer, grâce au sortilège de l'artiste qui arrive à donner la vie sans limites à travers le temps. L'envoûtement du visage de la Joconde vient de son fameux sourire, qui est infiniment long et vivant sans être figé, ni instantané. En lui sont scellés tous les sourires du monde. A ce point, l'art quitte les dimensions naturelles et s'introduit dans le monde invisible, celui de la pensée, de notre psyché. Ce monde, obscur pour nous, est gouverné par d'autres dimensions invisibles, car inobservables.

Pour certains scientifiques de la nouvelle tendance il y a dix dimensions. Ils ne savent pas où les trouver, mais d'après leurs équations mathématiques, c'est bien cela. Sans le savoir, je les ai explorées déjà depuis bientôt vingt cinq ans.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite de livre mon livre « Voyage au-delà de l'Infini » en vous inscrivant sur ce site dans le menu "Contact". Vou pouvez voir le livre (menu-Bibliographie). Vous pouvez aussi imprimer un petit résumé de trente pages (dans le menu-Science) ou commander le DVD par le menu "Contact".

Je vous souhaite bonne lecture et au plaisir de vous connaître. Merci.

 

Mad-Jarova

 

 

              Voyage au-delà de l'infini

              La totalité dans une idée visionnaire

 

              Le sujet de la Trinité Universelle est, aujourd'hui, la seule clef capable, dans le mur scellé depuis un siècle, d'ouvrir l'accès au trésor de la connaissance du Tout. La physique est en crise et les enjeux sont considérables. La naissance d'une nouvelle théorie va bientôt provoquer une vraie révolution : scientifique, philosophique, idéologique et politique.

              En fait, le lien entre l'univers et la conscience se cache dans la structure primordiale du TOUT, qui est l'éminence de la dualité exprimée dans la trinité. Le monde serait l'amalgame des valeurs énergétiques et psychiques.        

              La dualité est une loi incontournable de la manifestation de l'univers, elle concerne la totalité : le réel et l'essentiel.

              La matière seule ne donne pas une image complète et compréhensible de l'univers. Tous les mystères convergent sur un seul point, celui de la présence d'une force absolue et éternelle qui est placée dans un ailleurs inaccessible à nos sens, que j'appelle la Courbe de l'essence, un point sans dimensions, donc inobservable. En approchant ce point fatidique, intemporel, l'expérimentation n'est plus possible.

              La réalité est l'intercommunication entre l'essence et l'existence grâce à cette courbe qui porte la force Essentielle, capable de maintenir l'équilibre baryonique. Une particule matérielle peut être représentée comme une forme sphérique partagée en deux : le côté gauche est sa manifestation dans l'existence (exprimé en matière), tandis que son côté droit sera celui de l'essence (exprimé en antimatière, et en antidimensions dans l'antiunivers de son information). Elle est coupée en deux par une ligne, qui est, elle-même, la Courbe de l'existence ou le Mur de la lumière.

              Dans le schéma de la particule, sa structure interne n'est pas évolutive.

              La réalité d'une personne est très proche de celle d'une particule et représente deux sphères, s'entrecroisant. L'une détermine le conscient, la sphère de l'existence, alors que l'autre l'inconscient, la sphère de l'essence. Les deux s'entrecroisent pour former un noyau d'une surface complète, celle de l'unité.

              Dans l'unité la superposition des deux parties de la dualité crée la complémentarité, qui est évolutive. Cet entrecroisement forme l'unité, permanente avec le Tout, qui représente notre essence divine. Chaque conscience, même élémentaire, a son micro-univers mental, une structure constituée de l'unité, de la Dualité et de la Trinité.

              Les archétypes sont des « particules élémentaires » psychiques de la Création en tant que forces potentielles et probables. Etant éternels ils sont en quelque sorte les engrenages sur lesquels se dilate le temps. Ils sont les particules de la psyché et enferment la totalité de tout ce qui peut être. Comme les particules, ils ont une double nature et se transforment en symboles dans la sphère de l'existence. Pour construire des structures variées et inimaginables, les archétypes sont “suspendus” dans une multitude d'entrecroisements et d'ensembles vides, à l'infini. Ils sont les médiateurs psychiques d'échange entre l'intemporel (la conscience absolue) et sa création. Le schéma des archétypes libres représente une spirale, qui est l'hélice du temps. Au début elle est dilatée, les archétypes sont alors libres, par la suite progressivement lorsqu'elle se charge de valeurs émotionnelles et mentales, elle se contracte et forme des entrecroisements. Par la force Essentielle, tel un ressort augmentant sa pression progressivement, les archétypes libres sont liés dans une hélice d'attraction, qui est leur néguentropie croissante. Puis par séparation certains se déchargent et redeviennent des archétypes libres. Les archétypes sont le verbe, les particules élémentaires sont les syllabes, la conscience est constituée de plusieurs phrases, en harmonie ou en contradiction, qui forment la personnalité.

Mad-Jarova

 

Mad-Jarova réflexions philosophiques

 

Ma philosophie et les œuvres ne font partie d'aucun style connu, elles annoncent l'avenir. L'art abstrait est celui du 20e siècle, il est entré dans l'histoire. Il ne faut pas chercher à faire de comparaison entre ces deux états d'esprit différents. L'art n'a pas besoin de connaissances mais de sensibilité et d'ouverture d'esprit. C'est l'expression de la vie, miracle qui passe inaperçu et banal à nos yeux. À travers l'aspect réel de cette vie, chacun peut pénétrer dans ce monde invisible, celui de notre conscience. Chaque investigation scientifique qui essaye de donner une vision des phénomènes dans leur globalité dépasse les limites de l'observable et entre dans le domaine de la métaphysique ou de l'intuition. C'est vrai, je cherche un sens, alors que l'art contemporain déstabilise notre sens naturel de logique. Notre époque est marquée par ce phénomène, celui du vide et du superficiel. Cependant, l'équilibre est inconsciemment recherché sur la voie de l'évolution de la conscience. Personne n'a besoin de connaître l'art pour le comprendre. La connaissance dans ce domaine est une invention des critiques d'art « contemporain » où, paradoxalement, il n'y a rien à comprendre. En outre, il n'est plus contemporain, car il est en place depuis plus de 100 ans. Je crois à une renaissance de l'art et de l'esprit. L'émerveillement est la nourriture indispensable pour la santé psychique et physique, ainsi que le rire. Je crois à une nouvelle spiritualité, individuelle et libre du poids des obligations imposées.

En effet, le monde ne fonctionne pas très bien. C'est la décadence, hélas, mais je crois de tout cœur que cela va changer.

Mon désir le plus profond est de voir, un jour, le jaillissement d'une nouvelle renaissance dans l'art et dans l'esprit des hommes.

Je connais Di Maccio. Nous avons exposé ensemble. Il est aussi peintre visionnaire. On dit que c'est l'art de l'avenir et nous l'espérons. Connaissez-vous Hélène Knoop ? Vous pouvez visiter son site : www.heleneknoop.com

Chaque investigation scientifique qui essaye de dépasser les limites de l'observable, afin de donner une vision des phénomènes dans leur globalité, dois fatalement entrer dans le domaine de la métaphysique ou de l'intuition.

Ma monture dans les voyages d'au-delà s'appelle Phénix. Entité énergétique, il est forgé dans la braise ardente, venue du plasma des    étoiles. S'il commence à s'emballer, son coeur se dilate sous l'effet de la chaleur qui se dégage. Progressivement, par la fusion dans la combustion de son être il se matérialise, prend forme : la forme d'un cheval magnifique aux muscles d'acier, aux naseaux frémissants et à l'oeil vif et intelligent. Ses lèvres vibrantes s'entrouvrent pour laisser passer des paroles, sorties du fond de son ventre. Il est fougueux et infatigable, mais si par la suite son merveilleux corps commence à décliner, la pression thermique diminue, son coeur a tendance à se contracter, alors il explose dans une aurore boréale, s'emballe sur l'horizon du monde, son coeur se dilate de nouveau et le cycle recommence. A chaque nouvelle apparition, il prend une robe différente pour me plaire davantage. Quelquefois, dans la précipitation du départ, il en prend deux, ainsi je le vois arriver, quelle surprise, avec des taches blanches sur un fond noir. Je ne l'ai jamais vu en zèbre encore, mais ce n'est pas impossible. A part les tenues conventionnelles, il invente des robes de corail, de saphir, d'or et de lune. Impatient, grattant l'écume d'une vague avec le bout de son sabot nacré, il me demande:

    "Alors c'est toi ma maîtresse oui ou non ? Partons, qu'est-ce que tu attends ?"

    C'est mon Phénix, comme je l'aime...

 

 

Mad-Jarova et sa philosophie

 

Mad-Jarova, née en Bulgarie dans une famille cultivée, arrive en France en 1966, sans connaître personne et sans argent. Son père étant éditeur, considéré « l'ennemi du peuple » n'a rien   pu faire pour faciliter la vie de sa fille seule dans un pays étranger.

Madjarova est son nom de jeune fille que quelques amis ont séparé en deux afin de faciliter la prononciation.

 

Mad signifie fou, en anglais, tendis que, Jarova voudrait dire braise ardente en bulgare. Ce nom lui va bien, car Mad-Jarova vit dans un autre monde. Sa mission est de donner du rêve et de la beauté à ceux qui en ont besoin, espérant rencontrer la complicité dans une démarche passionnante concernant l'humanité et l'art. Sa philosophie et ses œuvres ne font partie d'aucun style connu, elles annoncent l'avenir. L'art abstrait est celui du 20e siècle. Il est entré dans l'histoire. Il ne faut pas chercher à comparer ces deux états d'esprit différents.. Dans ses œuvres, les hommes, les femmes, les enfants et les animaux ne sont pas des représentations photographiques. Sans modèle ni photo, ils expriment la vie, miracle qui passe inaperçu et banal à nos yeux. À travers l'aspect réel de cette vie, chacun peut pénétrer dans ce monde invisible, celui de notre conscience. Malgré son caractère inobservable, elle a un sans universel, alors que l'art contemporain déstabilise notre sens naturel de logique. Notre époque est marquée par le phénomène du vide et du superficiel. Cependant, l'équilibre est inconsciemment recherché sur la voie de l'évolution de la conscience. L'art n'a pas besoin de connaissances mais de sensibilité et d'ouverture d'esprit. La connaissance dans ce domaine est une invention des critiques d'art « contemporain » où, paradoxalement, il n'y a rien à comprendre. En outre, il n'est plus contemporain, car il est en place depuis plus de 100 ans.

L'émerveillement est la nourriture indispensable pour la santé psychique et physique, ainsi que le rire. Mad-Jarova croit à une nouvelle spiritualité, individuelle et libre du poids des obligations imposées. Son désir le plus profond est de voir, un jour, le jaillissement d'une nouvelle renaissance dans l'art et dans l'esprit des hommes. Son approche est scientifique, mais chaque investigation qui essaye de donner une vision des phénomènes dans leur globalité dépasse les limites de l'observable et entre dans le domaine de la métaphysique ou de l'intuition.

Elle concerne le "tout dans tout" à propos de l'univers matériel visible et invisible mais aussi à propos de l'évolution de la matière vivante… soit une nouvelle spiritualité.

L'injustice dans la vie de tous les jours sera éclairée par cette nouvelle spiritualité qui consiste à trouver individuellement son essence « divine » sans oublier qu'elle est en chacun de nous. Nous sommes, tous, une multitude : les multiplications de la même entité, qui se réalise, elle-même, dans le temps, afin que celui-ci existe.

C'est pourquoi, la perfection est impossible dans ce monde. La multiplication crée des dualités conflictuelles qui deviendront complémentaires et finiront dans l'Unité absolue mais simultanément d'autres dualités se formeront sans fin. La joie et la tristesse font partie du même système. La même entité est la victime et le prédateur, elle est en même temps souffrance et jouissance, victoire et défaite ;   c'est ainsi. Celui qui le comprend accède à la nouvelle conscience « transpersonnelle ».

 

   

    Mad-Jarova a établi plus qu'une hypothèse : un nouveau model qui pourrait servir de base dans l'élaboration d'une nouvelle théorie du Tout, celle que les scientifiques cherchent depuis un siècle déjà.

    Le modèle standard inclut l'explosion initiale du début du monde (le big-bang) comme conséquence de deux découvertes majeures : le rayonnement fossile et l'expansion de l'univers. Ils sont, selon eux la preuve du début du monde, de l'instant zéro du big-bang.

    Mais, selon la logique, s'il y avait un point de départ, il y aurait eu forcement un mouvement dans le temps et dans l'espace, qui signifie obligatoirement une direction. Il serait plus intense dans une direction précise. S'il y avait eu big-bang, en regardant dans le cône du temps passé, on verrait vers le début du monde une accumulation d'astres très jeunes et très éloignés. Pourquoi les corps célestes sont disposés autour de nous d'une façon égale et homogène, comme si la Terre était au centre du monde et pourquoi le rayonnement fossile est autour de la terre à la même distance ?

    La théorie officielle veut nous faire croire que le fameux big-bang se trouve à la même distance de tous les côtés, c'est-à-dire à 13 milliards d'années-lumière.   

    Mais dans ce cas, avec l'expansion, tous les corps célestes se précipiteraient vers…le big-bang. Ils retourneraient vers le lieu de leur création ?

  Les observations montrent que les galaxies lointaines s'écartent plus vite que les galaxies proches, l'expansion s'accélère. Autrement dit, plus les corps célestes se détachent de l'explosion initiale plus ils accélèrent, en retournant vers elle, ce qui n'est pas logique.

    En outre, dans le futur et le présent nous ne voyons rien, car la lumière met un certain temps pour nous parvenir. De toute évidence, tout ce que nous voyons dans le ciel fait partie du passé, alors plus les astres sont éloignés de nous, plus ils se décalent vers le passé. Si nous observons des étoiles très vieilles et éloignées, cela signifie qu'elles étaient vieilles lorsque l'univers était jeune. Autrement dit, les plus vieilles étoiles ne pourraient être visibles à la place de la création initiale et plus vieilles que le big-bang.

    Puisque nous ne pouvons voir ni le présent, ni le futur, il y aurait, forcement, une partie du ciel qui serait invisible pour nous et nos télescopes. Pourtant ce n'est pas le cas, l'univers est autour de nous homogène et isotrope.

    Mad-Jarova a construit son modèle sur des bases logiques et grâce à son imagination.

Et si le rayonnement cosmique, ce fond fossile, n'était pas la trace d'une grosse explosion originelle, mais le reflet du Mur de la lumière ? Le rayonnement fossile cosmique est, selon Mad-Jarova, le résultat de l'activité thermique permanente et uniforme de la création.

    Ceci est d'ailleurs la preuve, de la création permanente. Cette création se produit spontanément autour de nous, sans direction privilégiée, provoquée spontanément sans aucune cause autre que son caractère intemporel et perpétuel. Il n'y a ni endroit précis, ni temps délimité pour cette activité. Encore une fois, nous avons l'impression d'être placés au milieu du monde, entourés d'astres.

    Alors à la question d'où vient l'univers ?

    La réponse peut être : L'univers n'a jamais été créé, il a toujours existé, car l'énergie unifiée a existé et existera toujours.

    Pourquoi existe-t-il depuis toujours ?

    Parce qu'il n'est qu'une apparition tangible de l'univers essentiel, celui des champs, qui est la trame intemporelle.

      Le temps, comme la matière, se crée au fur et à mesure ici et maintenant dans notre monde, parallèlement aux dimensions spatio-temporelles.

    Évidemment, nous ne pouvons pas être témoins de la création d'une galaxie.

    Que représente notre temps comparé au temps cosmique?

    L'histoire de l'humanité n'est qu'un instant insignifiant, une goutte, une larme fondue dans l'océan... Pourrions-nous l'observer ?

    Cela ne nous empêche pas, bien entendu, de constater les états différents de formation de corps célestes. Nous pouvons étudier les étoiles plus jeunes ou plus âgées, ainsi que les nébuleuses en état de gestation. Tout l'univers grouille de créations permanentes. Une ascension vertigineuse de la multiplication de la vie céleste nous submerge et ravit à la fois.

    D'après Mad-Jarova, le mur infranchissable pour nos télescopes n'est pas le big-bang, mais la limite de notre univers et le début de l'univers subatomique.     Il est impossible de l'observer.

    Au-delà de cette frontière, le monde s'éloigne plus vite que la vitesse de la lumière.     Autrement dit, l'horizon s'éloigne avec la lumière, elle ne peut pas lui échapper pour venir et nous faire voir au-delà de cette limite. Effectivement c'est comme un mur invisible puisque au-delà, la lumière est plus rapide qu'elle-même et elle s'éloigne dans un autre espace et un autre temps. Elle remonte le temps (de l'avenir vers le passé).

    Est-ce qu'elle maintient les galaxies cohérentes et intactes et en même temps procure l'expansion?

    Est-elle aussi l'énergie du vide quantique ?

    La révélation de ce secret est enfermée dans le Mur de la lumière.

    Depuis Einstein, nous savons que la notion du temps est relative à la vitesse de l'observateur. Si ce dernier entreprend   d'augmenter la vitesse de son déplacement dans l'espace, son temps va subir un ralentissement. Plus vite il ira, plus son temps va s'allonger, jusqu'à la limite autorisée, qui est la vitesse de la lumière, où le temps n'existe plus.

    Dans le Mur de la lumière, celui-ci s'arrête pour la lumière, alors qu'aucun corps physique n'est capable d'obtenir une telle vitesse.

    Un vaisseau spatial lancé à une grande vitesse jusqu'au Mur de la lumière, il ne fera plus partie de notre monde.

    Le Mur de la lumière, étant également le circuit de ce que Mad-Jarova appelle la force Essentielle, relie et sépare entre elles la matière de l'antimatière dans le monde quantique et macroscopique.

    En bref, toutes les particules placées sur le Mur de la lumière ont une partie dans l'essence et une dans l'existence en même temps. Certaines ne sont que des traces ici, alors qu'elles possèdent un “corps” de dimensions mentales ailleurs.

    Toutefois, c'est un mur sans épaisseur, ni hauteur, en une dimension, qui traverse et relie toutes les particules de l'espace. Entité indéfinissable impossible d'observer en raison de son aspect intangible relatif à notre espace, elle est vibration de force infinie en cercle fermé.

    La barrière de la lumière aux propriétés fractales est le domaine de l'Absolu. Au-delà, les dimensions ne sont plus quantitatives, mais qualitatives, Les particules acquièrent leur "masse" mentale.

    Ainsi "vu" de l'autre côté, le Mur de la lumière n'est plus une forme fractale dans l'espace mais un écheveau infini représentant le contenu des informations fondamentales.

    De l'autre coté, l'Antiunivers aux antidimensions est en contraction permanente, et s'enroule vers l'intérieur de lui- même à l'infini.

    Ce monde superlumineux parallèle au nôtre, mais exactement à l'envers, construit d'antimatière, se développe dans un temps négatif, mais simultanément avec nous ici et maintenant, sans que nous ayons le moindre soupçon de sa présence, pas plus que de l'univers Absolu où est notre essence immortelle.

    L'univers est une courbe infinie, où chaque partie a la même structure que le Tout, mais à une échelle différente. Cependant, l'infini finit par arriver au point critique qui est le Mur de la lumière. L'infiniment grand et l'infiniment petit ne s'arrêtent pas à la frontière de l'apparence. Ils traversent cette limite, qu'elle appelle La Courbe de l'existence.

    Cachée dans le Mur de la lumière, fil infini en une dimension sans épaisseur, à partir duquel elle se déploie, elle est vibration éternelle sans volume. Par ses vertus, elle tisse la trame essentielle de l'univers qui est la structure permettant aux particules de se manifester et d'apparaître dans notre espace-temps familier. Elle est l'architecture, la matrice qui, par sa contexture, indique l'existence du Mur de la lumière.

    La Courbe de l'existence est la toile universelle et le Mur de la lumière y est le fil lui-même.

    Par conséquent Le Mur de la lumière est l'expression de la Courbe de l'existence.

    Il est la rencontre de deux mondes complémentaires et opposés.

    La révélation de l'existence de la force primordiale Essentielle sauve la loi de la conservation.

    Qu'est-ce que la force Essentielle ?

    Elle est le moteur de l'énergie qui tisse la trame de la toile, à travers le Mur de la lumière, et gouverne les fonctions de lien avec le Tout, elle est le chef d'orchestre qui crée l'œuvre de l'existence.

    Les particules ne sont pas directement observables, parce que leur substance est ailleurs, elles ne sont pas visibles, bien que, d'une autre façon, réellement présentes dans l'essence, mais confondues avec le TOUT, essentiellement concevables par les calculs mathématiques, grâce à leurs interactions.

    La mise en évidence de nouvelles configurations symétriques dans le monde subatomique fait croire, que ces figures reflètent les lois primordiales de la nature en une ultime “symétrie fondamentale”, qui peut incorporer toutes les particules connues dans une structure totale.

    La force unifiée de l'univers, que les astrophysiciens croient existante au premier instant de la création, n'a jamais cessé d'exister. Intemporelle, la trame de la super énergie est un bouclier qui maintient la symétrie universelle.

    Tout ce que nous observons dans le ciel se produit à l'intérieur intime de la matière.

    Si nous acceptons ce modèle, nous n'avons plus à chercher de la matière noire et l'énergie sombre pour expliquer la stabilité apparente de l'univers.

    En effet, la matière totale observable ne représente que 10 % de la matière indispensable pour maintenir la cohérence de la structure universelle.

En cherchant une solution, les scientifiques inventent de nouveaux éléments exotiques et inobservables, comme par exemple, matière noire, énergie sombre etc.

    Ce modèle fait le lien entre l'infiniment grand et l'infiniment petit pour une nouvelle théorie unifiée.

    Le modèle standard ne répond pas à des questions qui restent sans réponse ou tombent dans la confusion.

 

Abrégé d'une nouvelle vision sur l'évolution

Propos accueillis lors d'une rencontre amicale entre M Karaboulkov et Mad-Jarova

    Selon la théorie de Darwin, grâce à la sélection naturelle qui choisit les sujets les plus aptes, les plus solides dans un environnement donné, la nature sélectionne ceux qui sont capables de survivre. Leurs capacités se transmettent par hérédité d'une génération à l'autre, et ainsi, par accumulation des caractéristiques apparaissent des espèces différentes. Qu'en pensez-vous ?

    L'adaptation qui est une règle de survie et de mutation se fait sur un plan rationnel, prémédité, et non seulement sur le plan physique, Bien que la biodiversité ait fourni des espèces mieux adaptées, capables de survivre, l'homme est le seul enfant prodige de l'élévation qualitative. L'évolution n'est pas un changement par mutation, afin d'adapter les espèces, et de les rendre capables d'exister dans un certain environnement. Elle a été plutôt engendrée vers un but magistral, mystérieusement situé au fond de la nature des choses depuis l'éternité. L'évolution est une force transcendantale. Sans quoi, l'être humain qui se trouve au plus haut niveau de l'évolution n'aurait pas été tel que nous le connaissons. Il a évolué dans son mental, et son niveau de conscience le rend apte à la création, à l'imagination et à la réflexion. Parallèlement il a perdu une grande partie de ses attributs de survie, comme sa fourrure, ses dents, la robustesse de son corps. Si un individu est obligé de retourner au milieu de ses ancêtres, il aura peu de chances de s'en sortir dans des conditions auxquelles il n'est plus adapté pour survivre. Il a été choisi pour évoluer, et son évolution a un autre sens.

    D'après la théorie, l'apprentissage joue un rôle principal dans l'évolution. Cependant l'animal n'apprend pas n'importe quoi mais uniquement ce dont il a besoin en termes de survie et de reproduction. Le langage qui particularise l'homme ne sert pas pour la   survie, en revanche il est indispensable à la communication qui est le moteur de l'ascension de la conscience. Est-il destiné à l'homme ?

    Oui, le bébé est programmé pour apprendre à parler. Son don pour le langage dès l'âge de trois jours lui permet de distinguer et répéter les phonèmes. Ensuite, à l'âge d'un mois il est capable de distinguer les différents phonèmes de toutes les langues répertoriées dans le monde. Alors, il a une aptitude universelle pour n'importe quelle langue, puis il se concentre sur celle qui lui parvient de son entourage. Son babillage se différencie par des syllabes et des intonations spécifiques, qui ne sont pas influencées par ses origines. Devenu adulte sa prononciation sera confondue avec celle de tous ceux qui l'entourent. Tous les bébés du monde sont aptes à apprendre n'importe quelle langue, et pas seulement la langue maternelle.

      Par conséquent, le don du langage ne fait pas partie de la mémoire transmise par les gènes, car la mémoire phylétique n'apporte pas une prédisposition spécifique pour la langue des ancêtres. Ce don a un caractère de programmation transcendante destinée uniquement à l'homme.

    Dans le monde animal, les formes du savoir innées sont d'ordre pratique testées par la sélection naturelle et concernent ce qui est utile en termes de survie individuelle et de reproduction. Elles se manifestent comme des pulsions ancestrales de caractère sexuel et agressif. Lors des moments précis de l'accouplement pour la procréation, en respectant la sélection naturelle, les sujets les plus forts, les plus aptes ont une descendance nombreuse, et les exclus n'ont pas droit à la procréation.

      En réalité, le résultat de l'évolution est loin de cette image. Heureusement l'homme est gratifié de qualités humaines qui lui donnent des possibilités de réfléchir et de prendre des décisions. et son apprentissage ne se limite pas au domaine existentiel. Curieux, il s'intéresse à tout ce qu'il voit et ne voit pas, se pose des questions philosophiques, apprécie la beauté de la nature, devient créateur lui-même, éprouve des sentiments. Lors de la communication en société, il possède naturellement des moyens d'expressions faciales, qu'il emploie délibérément pour accentuer son langage. De naissance il est spontanément capable de sourire, de rire, ou de pleurer pour abreuver sa tristesse, ce qui est un autre don exclusif, et n'apporte rien à la survie de l'individu.

    Pourtant les animaux de compagnie qui partagent notre vie, nos peines et nos joies savent aussi exprimer leurs sentiments. L'homme ne descend pas du singe ?

    Nos chers compagnons ont perdu l'instinct sauvage de survie. Heureusement ils conservent des qualités précieuses naturelles et affectives, car au contact de l'homme, ils sont très souvent en état d'évolution. Ils lui apportent le sixième sens et l'amour désintéressé. En sécurité, ils n'ont pas un besoin vital de violence, et accumulent des qualités qu'on retrouve rarement chez l'homme. Mais ils ne deviendront jamais des êtres humains. Les singes censés être nos cousins lointains, même s'ils possèdent quelques expressions faciales, n'ont à aucun moment disposé de qualités humaines. Malgré leur possibilité naturelle d'imiter les paroles, les perroquets ne pourront pas devenir des êtres à haut niveau de conscience. Le singe n'a pas été promu à un grade aussi imminent, il n'a aucune chance de changer sa condition de singe.

      Toute la communauté scientifique s'accorde sur l'idée qu'une branche seulement a subi une mutation qui lui a permis d'évoluer pour devenir homme. Cependant personne ne sait quelle est la raison fonctionnelle de cette mutation dans le processus de survie, car elle concerne la morphologie du crâne. Aussi, si elle se révèle inutile, une mutation accidentelle n'est jamais retenue dans la descendance d'une espèce. En outre, si le singe était réellement l'ancêtre de l'homme, aujourd'hui, il ne doit plus rester le même, puisque les individus seront forcement sur l'échelle d'évolution à des degrés différents.

    D'où vient l'homme, selon vous ?

    Il serait plus logique de dire qu'il vient du plancton ou des crustacés. Comme un arbre aux branches greffées donnant des fruits différents, il sera plus exact de penser que les fruits d'une certaine branche viennent de l'arbre initial et non de la branche d'à côté. Seulement voilà, cette branche là a été greffée avec un but délibéré. Elle a été prédestinée à évoluer, à élever son niveau de conscience. Le hasard n'a joué aucun rôle dans ce processus.

      Je pense toutefois que l'homme, comme toute la vie, a subi une évolution progressive mais intentionnée, telle une statue monumentale, œuvre inimitable qui s'affine petit à petit sous le marteau du Créateur. Mais dès son début l'homme ne ressemblait pas tout à fait au singe, car la morphologie de son crâne était déjà différente.

      Dans le domaine de la recherche scientifique de haut niveau non conventionnel, je voudrais citer ici Anne Dambricourt, Chargée de Recherche au CNRS. Elle a étudié l'évolution de l'homme d'une façon différente de celle de Darwin et travaille dans le domaine des processus qui interviennent sur la structure du crâne débutant au premier stade embryonnaire. L'évolution se fait alors par palier, chaque embryogenèse correspond à un palier dans la formation crano-faciale. Sa démarche passe par six grandes embryogenèses fondamentales, les six marches d'un escalier, que parcourt l'évolution passant sans intermédiaire d'une marche à l'autre par macro-mutation. Le passage d'une embryogenèse à une autre s'effectue toujours dans le même sens. L'évolution des hommes   s'accomplit d'une façon non graduelle mais par sauts, ouverte à la prédiction, et ascendante.

      Oui, je crois que l'univers est le résultat d'une volonté singulière, d'une création transcendante et supérieure qui gouverne les lois de la nature. Le but de la création n'est pas l'évolution quantitative des espèces différentes, mais l'accroissement de la conscience à partir de l'existence. L'évolution étant une progression par paliers ascendants, le but déterminé aboutit à l'arrivée de la conscience humaine, et par la suite, à l'évolution de chaque individu selon son libre arbitre.

    Quels sont vos arguments dans cette nouvelle théorie, de quelles lois s'agit-il, le darwinisme est-il une vision erronée de l'évolution ?

    Darwin a eu raison, d'une certaine façon, car de toute évidence les êtres vivants subissent un mutisme permanent d'adaptation pour la survie. Mais le résultat final qui est le sommet de l'évolution n'est pas le long cou de la girafe, très astucieux pour attraper les branches hautes, ni les griffes ou les crocs des prédateurs, mais l'éminence de la conscience.

    Je sais que, si dans un récipient sont enfermés des atomes d'hydrogène, d'azote, de fer, de carbone et d'oxygène, ce mélange se transformera, après un certain temps, en structure complexe et organisée. Ceci est en contradiction avec l'entropie (phénomènes naturels de transformations des structures de l'ordre vers le désordre). Quelle est cette force qui lutte efficacement contre l'entropie afin d'organiser un brin d'ADN pour former des structures de plus en plus complexes ? Quel est ce phénomène qui intervient pour acquérir et traiter de l'information, afin de rendre possible l'évolution de la vie, qui partant d'une bactérie a conduit à l'homme et à des complexités toujours croissantes ? A l'image de ce récipient, quelle est l'énergie qui fait à partir d'un tas d'atomes d'oxygène, de carbone, d'hydrogène, de fer et d'azote, un homme ?

      Le processus qui contrarie l'entropie naturelle, et qui fait acquérir de la profondeur logique dans le développement et l'évolution de la vie est la néguentropie (accroissement de la complexité organisée). Elle a un coût énergétique qui comprend aussi le lien entre l'information et l'augmentation de la valeur des structures.

      L'existence de ces deux phénomènes complètement contradictoires est dans la réalité de deux systèmes d'organisation : quantitatif et qualitatif.

      La mesure de la quantité d'informations brutes contenues dans un système, comme dans un tas de grains est complexe. Puisque cette structure n'a aucune logique, il faudrait indiquer la place de chaque grain dans le tas. C'est difficile à décrire, car la quantité d'informations est énorme, mais sa profondeur logique est nulle. En revanche, le germe d'un seul grain a une profondeur logique supérieure. Elle contient très peu d'informations quantitatives et n'est pas compliquée à décrire, sa complexité statistique est faible, mais elle possède une forte quantité d'informations de profondeur logique.

      Le principe selon lequel tout système isolé tend à se désorganiser, signifie que le désordre statistique ne peut qu'augmenter naturellement, de sorte que le système de capacité logique acquiert progressivement de la profondeur. La croissance de l'information ne semble pas dégrader de l'énergie, comme si elle était inépuisable.

      L'entropie et la néguentropie croissantes suivent par association la croissance du contexte temporel. Elles marquent la flèche du temps. Aussi l'énergie du cœur d'étoiles mourantes n'est pas perdue, puisqu'elle retourne à l'énergie Essentielle du vide, et devient potentielle. Cependant, si l'énergie fait son transfert incessant grâce à l'entropie, il n'en reste pas moins que, l'information approfondit sa complexité dans les antidimensions par l'accroissement de la néguentropie   proportionnelle à la qualité de l'information. Les deux phénomènes parallèles fournissent l'énergie initiale à double fonction, matérielle et informatique, qui sont nécessaires à toute création nouvelle. Ce processus se transmet par une sorte de vases communicants, puisque toute nouvelle naissance demande autant d'énergie que d'information. Ainsi la vie et la mort évoluent en cercle fermé.

      Chaque émergence de vie, sorte de système, qui s'est progressivement complexifié et organisé grâce à l'acquisition permanente d'informations, n'est donc pas pensable sans foyer d'énergie inépuisable. Qui pilote ce processus mystérieux, ce système qui a besoin d'une énergie et exige un programme ? Cela suppose l'existence d'un esprit supérieur, d'un Etre d'une force et d'une conscience infinie.

      

Remerciements

        Je remercie tous les membres du Cercle qui défendent l'art, encore aujourd'hui, alors que les valeurs authentiques sont malheureusement ébranlées par le matérialisme depuis bientôt 100 ans. Grâce à vos efforts, les œuvres de l'art et de l'architecture continuent leur noble vie afin de nous émerveiller toujours.

    L'émerveillement est aussi une nourriture. Plus importante encore, pour la santé et l'existence des êtres conscients que nous sommes. Beaucoup l'ignorent, hélas ! Pourtant, une crise de sens persiste depuis des années. L'homme a besoin de foi, d'un idéal pour conserver son équilibre intérieur.

    Un jour, parmi mes invités à la maison, un grand poète et écrivain a posé une question surprenante. Nous étions à table, toute conversation était interrompue. Visiblement chacun cherchait une définition. Alors j'ai remarqué avec plaisir que les réponses étaient différentes et curieusement complémentaires. Comme les facettes d'un diamant, chacune complétait les autres. Quelle était cette fameuse question ?

    C'était une question importante qui concerne l'art et surtout l'art d'aujourd'hui. Elle concerne notre culture et notre avenir.

    La question était : Qu'est-ce que la beauté pour vous ? Qu'est ce qu'elle représente dans votre esprit ?

    Lorsque tout le monde a exprimé ses réflexions à ce sujet, moi aussi j'ai donné mon appréciation.

    Pour chaque artiste la beauté doit être la base essentielle de son œuvre, non seulement sur la toile mais dans la vie. Or, dans l'art d'aujourd'hui elle a perdu tout son sens. Elle ne concerne plus l'art contemporain. On voit sur les cimaises la laideur, la violence et la provocation. Pourtant, nous avons tous besoin de rêve et de beauté. Ils ont guidé toute mon existence.

    Pour moi, la beauté a aussi des nombreuses facettes complémentaires. Cependant, son essence fait partie du monde invisible. Elle se trouve dans cet autre monde, non matériel, l'écueil de notre psyché. Seuls les yeux ouvrent l'accès vers ce monde, car on dit qu'ils sont le miroir de l'âme.

    Le tableau est alors la fenêtre par laquelle nous pourrons entrer dans ce mystère qui est l'âme. Les êtres vivants que je crée ne sont pas des portraits qui risquent d'être figés et limités dans leur expression. Ce sont des états d'âme. Chacun peut se reconnaître comme dans un miroir qui renvoie sa propre image. Image remplie d'amour, tout l'amour que je ressens très fort au fond de moi-même pour l'Humanité. Il les remplit d'énergie et de force. La force communicante entre l'artiste et son public.

    Mais quel est cet espace mystérieux qui ne fait pas partie de notre monde ?

    Ma réponse concerne une autre question qu'on me pose souvent. En effet, il parait étonnant qu'un artiste s'intéresse à la science et à la philosophie.

    Il est alors curieux de savoir quel pourrait être le lien entre l'art et la science.

    Eh bien, ce lien existe ! Non seulement il existe, mais il est consubstantiel. Pourquoi ?

    Parce que la voie dans laquelle je me suis engagée, celle qui me conduit vers mon espace intérieur me dévoile des secrets insoupçonnables.

    Je découvre une autre réalité, plus réelle encore. Je découvre l'existence des trois mondes parallèles et inséparables. Oui, il y a trois univers qui cohabitent ici et maintenant. Le nôtre, en trois dimensions spatiales, l'antiunivers replié à l'intérieur en antidimensions, où sont abritées toutes les informations et surtout le Monde du milieu qui établit l'équilibre entre la matière et l'antimatière. C'est le monde essentiel. Notre psyché est logé là.

    Les scientifiques comparent les trois dimensions spatiales aux trois groupes de nombres : entiers, rationnels, et irrationnels qui sont les nombres réels et représentent l'espace. Mais le temps est assimilé au nombre imaginaire.

    Parce que dans l'absolu il n'existe pas. Dans le monde essentiel le temps ne s'écoule pas. C'est la demeure de notre âme. Par conséquent notre âme est immortelle.

    Je suis heureuse de partager avec vous ces quelques réflexions. Aujourd'hui c'est une journée de plénitude et d'émerveillement, pour nous tous, grâce à l'art qui nous unit. Merci d'être là et je souhaite, avec votre soutien, l'arrivée d'une nouvelle renaissance dans l'art et dans l'esprit des hommes civilisés du troisième millénaire.

***

Un autre ouvrage est prêt depuis le mois de mars 2009. C'est un roman initiatique intitulé "L'Amour au-delà de l'Infini".

Il est composé en deux parties : 1. Intuition 2. Raison

Vous trouverez ici quelques extraits de la deuxième partie sous forme de manuel pratique concernant les dernieres énigmes de la science moderne.

 

1. La science moderne

 

 

 

 

Matière (Le Modèle standard)

 

Depuis des siècles, la Matière représente l’intérêt principal de toute investigation scientifique. Aujourd’hui, les hommes de science ont construit un palais « parfait » nommé le “Modèle standard”. D’après lui, l’atome est composé d’une part de protons et de neutrons pour le noyau, et d’autre part d’électrons. Le tout est construit à partir de 12 variétés de briques et de 4 ciments. Chaque variété a trois couleurs : rouge, verte et bleue. Selon le modèle standard, les scientifiques ont classé les douze briques en six quarks : bas, haut, étrange, charme, beauté et top (sommet), et six leptons : électron, muon et tau, accompagnés par leurs neutrinos correspondants : neutrino électron, neutrino muon et neutrino tau.

L’essentiel de la matière est construit de deux sortes de quarks: (haut et bas), ainsi que d’électrons. Un proton contient deux quarks haut et un bas, de couleurs différentes ; un neutron, deux bas et un haut. Les autres quarks ont une masse importante et se désintègrent très vite.

Les neutrinos traversent toute la matière à la vitesse de la lumière, mais interagissent très rarement avec elle.

Les particules possèdent également une autre propriété appelée spin : elles tournent sur elles-mêmes. Le spin est en fonction de l’aspect d’une particule en mouvement, observé de différentes directions. Par exemple le spin 0 est comme un point. Le spin 1 est comme une flèche et le spin deux, comme une flèche à double tête.

La matière s’exprime en spin demi - entier, et celui de 0, 1 ou 2 caractérise les forces (la colle qui lie les briques).

Le spin du neutrino a une direction opposée à son mouvement (on dit qu’il est d’hélicité gauche), alors que l’antineutrino est d’hélicité droite (spin dans la direction du mouvement).

Les quarks constituent les protons et les neutrons : les éléments du noyau.

L’atome est ce noyau entouré d’électrons. Plusieurs atomes forment des molécules complexes, grâce aux quatre forces ou interactions de la nature. En fait ce sont les ciments, qui collent les briques les unes aux autres, ou les tiennent à distance.                                                                                                    

             Les atomes ont une autre particularité : le nombre baryonique. Ce dernier est la somme des protons et des neutrons dans le noyau, chaque élément a un nombre précis. Le nombre baryonique total d’un ensemble de particules doit être conservé dans toutes les réactions qui affectent ces particules. Il reste spécifique pour chaque élément, et sert également à  calculer sa masse atomique.

 

Energie

 

 

Aujourd’hui nous savons, que la masse de la matière et l’énergie sont équivalentes et peuvent se transformer l’une en l’autre, selon l’équation d’Einstein, E = MC2. (E pour Energie, M pour Masse, C pour la vitesse de la lumière).

Cette double existence de la matière est suivie par la manifestation de la dualité des particules. Dans leurs apparitions elles sont tantôt des vibrations d’ondes, tantôt des corpuscules. La matière chauffée émet un rayonnement. L'énergie du rayonnement thermique apparaît sous forme de paquets d'énergie. Cette énergie n’est pas exprimée d’une façon continue et ce sont ces petits paquets indivisibles qui la transportent sous forme de chaleur ou de lumière. Ce phénomène est connu sous le nom de “rayonnement du corps noir”.

Ainsi, les photons et les électrons ne tournent pas d’une façon régulière, et leur double nature s’exprime en onde, ou en corpuscule par des “paquets” de lumière qu’on appelle quanta. Ils ont donné le nom à la "Théorie des quanta" (C'est Einstein qui l’a nommée ainsi).

A l’origine, l’idée de photons vient d’une expérience très simple : si dans le vide un métal est éclairé avec de la lumière monochromatique (d’une seule fréquence), le métal émet des électrons. L’effet photoélectrique se produit lorsque la lumière ultraviolette décroche des électrons d'une surface de métal. Mais cet effet ne se produit qu’au-dessus d’une certaine fréquence d’énergie électromagnétique, et l’énergie des électrons éjectés dépend aussi de cette fréquence. Partant du fait que la lumière est une onde électromagnétique, ce fonctionnement est incompréhensible, à moins qu’il ne s’agisse d’une rencontre de particules lumineuses et d'électrons, entre l’énergie et la matière.

Par conséquent l’énergie se transforme en matière et la matière en énergie, ce qui confirme la célèbre formule d’Einstein, puisque les photons sont des particules énergétiques de lumière et véhiculent la force électromagnétique, alors que les électrons et les positrons, ainsi que les protons et les antiprotons sont des particules matérielles. Ceci est bien connu et expérimentalement prouvé. En fait, la lumière formée d’une multitude de grains, les quanta d’énergie lumineuse, arrache les électrons au métal. L’énergie de ces grains, les photons, est proportionnelle à la fréquence des ondes de la lumière. La physique quantique est née en même temps que la découverte des photons. Ceci est la première expérience qui montre l’existence des photons en tant que corpuscules.

La seconde expérience met en valeur l’aspect ondulatoire de ces photons, leur nature quantique. Elle est connue sous le nom d’expérience des “fentes de Young”, et consiste à faire passer de la lumière par deux fentes. Les deux faisceaux ainsi produits font des interférences sur un écran placé derrière, témoignant de leur caractère ondulatoire. Imaginons qu’avec un fusil, devant un mur percé de deux fentes, quelqu’un envoie des balles traversant les deux fentes. Logiquement, les balles seront concentrées en face des deux fentes, en deux rangées verticales. Mais, si les photons prennent la place des balles, émis un à un, ils ne se comportent pas comme elles, ils ne se conduisent pas comme des objets macroscopiques classiques. Au lieu de se distribuer en deux paquets, en traversant les deux fentes ils tracent des figures d’interférence. Tout se passe, comme si chacun d’eux “savait où vont les autres”, et voyait par quelle fente ils passent, pour se placer au bon endroit. Sur l’écran, apparaissent des impacts de bandes dessinant l’ensemble des interférences bien déterminées. Cette expérience paradoxale est bien conforme à la physique quantique. Les photons sont dans un état quantique, qui ne permet pas de dire, s’ils sont passés par l’une ou par l’autre fente.

Aujourd’hui, « l’interprétation de Copenhague » est la plus couramment admise par la théorie quantique. C’est pourquoi les photons, se comportant d’une manière ondulatoire, ne passent pas par une fente déterminée. Ce phénomène de dualité typiquement quantique est accepté par la communauté scientifique. A une fréquence précise, la lumière manifeste son caractère ondulatoire, alors chaque fente se comporte comme une nouvelle source, et les amplitudes des ondes issues des deux fentes de nouvelles sources s’additionnent ou se soustraient pour former des bandes lumineuses alternativement sombres et claires, qui sont les “franges d’interférence”.

  La lumière se comporte parfois comme une onde, parfois comme un corpuscule, mais elle n’est ni l’une ni l’autre; d’une autre nature elle est un objet quantique. Cette dualité, n’étant pas caractéristique seulement de la lumière, s’étend à toute la matière subatomique.

David Bohm a défendu la théorie des “variables cachées non locales”. C’est une alternative à l’interprétation de Copenhague, celle des fentes de Young. Geoff Jones qui ne nie pas la validité de l’expérience des fentes de Young, propose une autre vision de ce concept. Selon lui, tous les phénomènes interprétés à l’aide des photons peuvent être expliqués, en considérant qu’un grand champ magnétique remplit tout l’Univers. Lorsque quelqu’un détecte un photon, en réalité il détecte un paquet d’énergie, mais ce paquet fait partie d’un champ universel. Les paquets de lumière  appelés “quanta de lumière” ne sont que des modifications d’un vaste champ universel. Cela explique les résultats de l’expérience des “fentes de Young”.

 

Comment définir une onde

 

 

Qu’est-ce que c’est qu’une onde ? Une vibration dans l’espace et le temps. Si je peux la voir à un instant donné, je verrais une vague, avec une amplitude, une longueur, et sa fréquence.  L’emplacement du corpuscule sur la longueur d’onde se calcule par des probabilités. Une onde de haute fréquence signifie que la particule possède une énergie élevée.

Les particules, étant corpuscules et ondes à la fois, ont une fonction appelée fonction d’onde qui n’est pas accessible ni observable. Nous pouvons voir les conséquences de l’action d’une particule, mais nous ne pouvons pas l’isoler et la regarder. En outre, les longueurs d’onde sont inversement proportionnelles à leur énergie. Ainsi, plus une particule a d’énergie, plus sa longueur d’onde est petite.

 

L’onde est un modèle vibratoire dans l’espace et le temps, un phénomène périodique qui est caractérisé par : son amplitude, (la profondeur et la hauteur de chaque vague), sa longueur, l’étendue de la vibration sur la totalité de l’onde, (distance entre deux crêtes successives), et sa fréquence (le nombre de fois où un point sur l’onde oscille d’arrière en avant à chaque seconde). Pour déterminer sa vitesse, les physiciens utilisent une quantité appelée “moment”. Ce terme est utilisé pour spécifier le mouvement d’une particule, qui est le produit de sa vitesse par sa masse, et il est désigné par la lettre P (P = m.v).  En considérant la particule comme corpuscule, à une vitesse qui est le déplacement de la particule, son emplacement sur la longueur d’onde se calcule par des probabilités, en tenant compte de son amplitude.

Si nous voulons savoir où se trouve la particule, nous devons considérer la longueur et la fréquence de l’onde. Sa longueur est inversement proportionnelle au moment de la particule, une onde courte correspond à une particule qui se déplace à une vitesse élevée. Une onde de haute fréquence signifie que la particule possède une énergie élevée. Par exemple, la lumière rouge possède une basse fréquence et une longue onde, ses photons sont de basse énergie et de moments en rapport avec elles. Si le paquet d’ondes ne possède pas une longueur bien déterminée, la particule n’a pas de moment déterminé. Il y a incertitude dans la position de la particule, correspondant à l’amplitude du paquet d’ondes, aussi bien qu’une incertitude quant à son moment, causé par la variabilité de la longueur d’onde.

Comment une petite particule se manifeste sur une grande partie de l'espace en forme d’une onde ?

Une charge produit une perturbation, ou condition pour que la charge proche éprouve une force, cette condition dans un certain espace s'appelle champ.

Plus nous observons l’Univers subatomique, plus nous sommes désorientés : la matière n'existe pas avec certitude à des places supposées, mais elle a une tendance à exister, calculée par des probabilités.

Le monde quantique est indescriptible et sans équivalent dans notre monde classique. De même que les ondes électromagnétiques ont un aspect corpusculaire, les particules manifestent un comportement ondulatoire, qui nous permet d’observer des interférences entre deux ensembles d’ondes. Au cas où, les crêtes d’un ensemble coïncident avec celles d’un autre, l’intensité augmente. Si au contraire, les deux sommets de crêtes sont décalés, c’est-à-dire, la dépression d’un ensemble de crêtes correspond au sommet de l’autre, les deux ensembles s’annulent au lieu de s’additionner. Deux sources de lumière ne donnent pas forcément la somme de lumière des deux.

Un exemple d’interférence est celui des bulles de savon, lorsqu’une lumière est réfractée à la surface du film, qui forme les bulles. Nous savons, que la lumière blanche est constituée de toutes les couleurs de différentes longueurs d’ondes. Pour certaines longueurs, les crêtes des ondes réfléchies par une face du film coïncident avec les creux réfléchis par l’autre. Les couleurs correspondant à ces longueurs d’ondes sont absentes. Elles sont annulées de la lumière réfléchie. Cela apparaît comme une couleur du spectre, celle qui reste, et non plus de la lumière blanche.

Les ondes lumineuses, radio, X, gamma que nous connaissons comme ondes électromagnétiques se propagent à travers l'espace. La manifestation de la matière en particules et ondes est très difficilement imaginable, car la particule en mouvement ne suit pas la forme de l’onde, qui, en forme de vague, n’est pas la conséquence de la trace de la particule dans son mouvement. La particule peut se trouver n’importe où, et en même temps partout sur toute la longueur de son onde. L’onde n’est pas le schéma de son mouvement, mais elle est la perturbation, qui est la particule elle-même se trouvant sur cette onde. La place de la particule est inconnue et l’indication des probabilités de cette place constitue une équation appelée : fonction de probabilité.

Les quatre interactions fondamentales

 

 

L’interaction gravitationnelle est celle qui a été la première découverte et mise en évidence. Force attractive entre les corps célestes dans l’Univers, son intensité est extrêmement faible, mais sa portée est infinie.

L’interaction électromagnétique s’exerce entre les particules électriquement chargées. Elle est attractive, et répulsive : attractive, lorsque les deux charges de deux particules ont le signe opposé, et répulsive entre celles qui ont les charges de même signe. Elle lie les électrons de charge négative au noyau de charge positive, pour constituer les atomes, et ensuite, former les molécules. Par conséquent, elle est à la base de tous les phénomènes chimiques et biologiques. Sa portée est infinie et son intensité est beaucoup plus forte que celle de la force gravitationnelle.

L’interaction forte est la plus puissante des forces fondamentales, mais elle se manifeste dans le domaine de l’infiniment petit, sa portée est très limitée et s’exprime en fermis. Elle est uniquement attractive, et assure la cohésion du noyau, liant entre eux les neutrons et les protons. Par ailleurs, elle empêche les protons de se repousser, en raison de leur charge positive par la vertu de l’interaction électromagnétique. Elle est surtout impliquée dans le maintien des quarks, à l’intérieur des protons et des neutrons, autant que celui des hadrons, afin d’assurer la cohésion du noyau.

L’interaction faible s’exerce aussi à l’intérieur du noyau atomique, mais son intensité est plus faible, sa portée est encore plus courte et elle n’a pas le pouvoir d’attraction ni de répulsion. Pourtant, elle est responsable de la désintégration de nombreuses particules et notamment de la radioactivité bêta. La force faible modifie la nature des quarks qui sont à l’intérieur des hadrons, ainsi elle est impliquée dans la transformation d’un neutron en proton avec l’émission d’un électron et d’un anti neutrino, ou le contraire : transformation d’un proton en neutron avec émission d’un positron et d’un neutrino.

Cette déstabilisation provoquée par l’interaction faible est responsable du changement d’un quark U en quark D. En sachant que le proton est formé de trois quarks UUD et le neutron de UDD, l’interaction faible a la capacité de changer un quark à l’intérieur du neutron, et de le transformer ainsi en proton. Cette force joue un rôle important dans la formation des éléments lourds.

La force qui s’exerce entre deux particules en général est véhiculée par une troisième particule appelée un vecteur de force ou particule de champ.

 Les différentes forces créent leurs grains d’énergie, qu’elles envoient comme  médiateurs entre les particules de matière. A chaque interaction correspond un type particulier de médiateur :

Ainsi l’interaction électromagnétique est représentée par le photon.

L‘interaction forte s’exerce à l’intérieur du noyau entre proton et neutron par le méson p. Elle soude les quarks par les gluons.

L’interaction faible se manifeste par les bosons : W+ W- et Z°.

L’interaction gravitationnelle s’exerce par le graviton.

Les gluons et les gravitons ne sont pas encore détectés de façon directe. Toutes ces particules de vecteurs de force ou médiateurs s’appellent bosons, d’un spin entier ; le spin nous l’avons vu est le moment cinétique d’une particule, il exprime son mouvement.

Ceci représente un résumé simplifié de la théorie du modèle standard. Ainsi matière et énergie sont-elles les deux visages de la matière.

 

 

 

Dualités symétriques

 

Dans le domaine de la physique, aussi bien que dans la vie quotidienne, existent plusieurs formes de dualités symétriques. Elles s’appliquent non seulement dans l’espace et le temps ordinaire, mais aussi dans des espaces mathématiques abstraits, et s’imposent autant aux particules d’une façon individuelle, qu’aux interactions dans lesquelles les particules sont engagées.

Les opérations de symétrie de particules, ou de forces, sont étroitement liées aux lois de la conservation. Chaque fois qu’un processus, dans le monde de la particule, révèle une certaine symétrie, il existe une quantité mesurable qui est conservée. Lorsque le processus est lié à un certain ensemble de quantités conservées, les symétries de propriétés des particules apparaissent comme des lois de conservation dans leur interaction.

Une symétrie de particules est liée à la conservation du moment magnétique, une autre à celle de l’énergie, une troisième concerne l’orientation dans l’espace, une quatrième la rotation impliquée dans un mécanisme comprenant les spins des particules individuelles qui subsistent dans tous les cas de figure, une autre symétrie est liée à la conservation de la charge, etc.

 

Voyager dans le temps

 

L’homme qui a toujours rêvé de voyager dans le temps pourrait-il utiliser les particularités de la matière pour réaliser son rêve ?

Voyager dans le temps serait possible sur le plan théorique, et cette possibilité a été baptisée  “trou de ver” (à l’image d’un ver qui pourrait creuser un trou droit pour éviter les aspérités d’une surface).

En dépit des contradictions logiques, les résultats mathématiques sont affirmatifs. Le plus extraordinaire dans cette affirmation est que, non seulement elle révèle des possibilités surprenantes des “trous de ver”, mais elle dérive de la théorie de la Relativité Générale. Il est possible de relier deux points de chemin totalement différents par des passages de traverse. Ils permettraient d’aller plus droit dans une autre dimension, un “ailleurs” à notre univers, en prenant une ligne droite dans notre espace-temps à quatre dimensions. Einstein lui-même, associé à Rosen, reprend les équations et imagine un pont, qui pourra relier deux lieux différents : c’est le pont d’Einstein-Rosen. En reprenant cette théorie à la fin des années cinquante, John Wheeler imagine des ponts à l’intérieur de notre univers qu’il baptise “trous de ver”.

Le phénomène appelé dilatation du temps, une énigme caractéristique de l’Univers est bien connue, mais les hommes pourraient-ils construire des tunnels vers le passé en prenant des engins de voyage super rapides ?

Le phénomène « effet Casimir », pourrait fournir les éléments nécessaires à la construction d’une machine à remonter le temps. Cette expérience consiste à placer deux plaques métalliques parallèles dans un vide. Les fluctuations du vide quantique engendrent des particules virtuelles au comportement ondulatoire. Entre les plaques quelques particules seulement peuvent surgir. En revanche à l’extérieur de celles-ci toutes les longueurs d’onde sont permises, les particules sont plus nombreuses exerçant une pression, qui tend à rapprocher les deux plaques. Résultat : les deux plaques placées verticalement dans le vide se rapprochent légèrement. Cette expérience prouve l’inégalité de l’énergie dans le vide, qui reste dépendante de la distribution des masses de matière.

 Identique est l’expérience de “l’effet  Lamb” : tout près de l’électron d’un atome surgissent des paires virtuelles d’électron - positron. Ce phénomène spontané jaillit du vide. Les deux particules virtuelles s’orientent par rapport à cet électron. L’électron virtuel est repoussé par l’électron réel puisqu’ils ont la même charge et le positron virtuel est attiré, car il a une charge positive opposée à celle de l’électron réel. La polarisation du vide engendre un petit décalage dans l’énergie des électrons atomiques, qui a été calculé grâce à la théorie électrodynamique quantique. Est-il la signature de l’interaction entre l’énergie positive et l’énergie négative ?

  Mais qu’est-ce que l’énergie négative ?

 

 

Energie négative

 

 

La formule d’Einstein n’est-elle pas valable pour des valeurs opposées ? Effectivement sa formule a deux solutions : E = mc2, et E = – mc2, et comme vu précédemment, il n’a pris en considération que la solution à valeur positive.

Les scientifiques parlent d’énergie négative. En sachant que la symétrie se manifeste partout, je pense que l’antimatière possède une énergie négative, les antiparticules sont identiques à leur énergie. Lorsque les scientifiques captent des antiparticules, elles sont fugitives ici, et marquent seulement des traces de leur passage, elles ont une vie extrêmement courte, pas beaucoup plus longue que les particules et les antiparticules virtuelles. En fait ce ne sont pas de particules réelles, mais virtuelles. Même s’ils ont réussi à capter des éléments pour construire un antiatome d’hydrogène, cela ne veut pas dire, que cette antimatière est un phénomène naturel dans ce monde. Ils ont réussi cette expérience, parce que les particules étaient captives dans des champs magnétiques très forts. Elles n’ont pas survécu le temps nécessaire pour prouver qu’elles possédaient une masse.

Dans le vide existe une énergie potentielle. « L’effet Casimir » peut être obtenu en imposant un fort champ électrique entre deux plaques d’un condensateur, séparées par le vide. Dans le vide, des particules virtuelles naissent et disparaissent avant de se faire voir. Ces particules  éphémères deviennent quelquefois réelles, alors le champ électrique entre les deux plaques impose une telle tension au vide qu’il l’oblige à fluctuer. Cela fait naître de vraies particules, mais qui dit naissance de particules, dit automatiquement naissance d’antiparticules. Or la fluctuation du vide entre les deux plaques métalliques fait surgir des électrons, qui viennent se coller sur l’une des deux plaques. Le vide a naturellement séparé l’électron de son antiparticule, le positron. En envoyant l’électron dans notre monde sur la plaque matérielle, il a conservé l’antiélectron, qui sert à la génération de l’énergie négative. Dans les équations aussi, ce phénomène se traduit par la création d’énergie négative. Cette force n’est pas observable, mais elle est potentiellement existante. Là encore, je vois la présence de la force universelle qui vient de séparer la particule de son antiparticule. En donnant naissance à une particule matérielle à partir des particules virtuelles dans les fluctuations du vide, à un électron en l’occurrence, elle retient son antiparticule, le positron dans l’énergie négative, et dépose sa signature.

Enigmes de la matière

La matière cache bien son mystère. Un couple électron - positron s’annihile pour donner deux photons. L’inverse est vrai aussi. Le choc de deux photons donne un couple électron - positron. Le mystère caché au fond du phénomène de création de particules doubles, ces couples qui s’attirent irrésistiblement, mais à leur contact ils plongent et laissent apparaître à leur place des particules énergétiques, est un des plus révélateurs de la physique moderne.

Les deux substances, matière et lumière, malgré leur différence ont des propriétés semblables, ondes et particules. Non seulement la matière interagit avec la lumière, mais elle présente les mêmes fonctions et les mêmes particularités.

La physique quantique et la recherche ont démontré que l’Univers et l’observable sont faits de phénomènes fugitifs. Plus la matière est observée de près, plus elle se vide de sa substance. Nous avons vu que les particules, du moins en ce qui concerne la répartition de la masse, se meuvent au sein d’espaces immenses, et les atomes qui composent la matière solide sont formés presque entièrement d’espace vide. Le noyau atomique contient presque toute la masse de l'atome étant cent mille fois plus petit que lui. L'énergie nucléaire maintient les nucléons dans un équilibre stable. La structure des nucléons étant très complexe, les particules élémentaires n’ont pas d’existence réelle, mais sont plutôt des manifestations, des champs immatériels, ainsi la réalité profonde de la matière est constituée des champs physiques qui n’ont pas de substance.

« Dans l’air par exemple les atomes entrent en collision des millions de fois par seconde et cependant retournent à leur forme originelle après chaque collision. Aucun système planétaire régi par les lois de la mécanique classique ne subirait sans dommage ces collisions. Mais un atome d’oxygène maintient toujours sa configuration électronique quel que soit le nombre de fois où il entre en collision avec les autres atomes.

L’aspect solide de la matière est la conséquence d’un effet quantique typique lié à l’aspect dual ondulatoire particulaire de la matière, une particularité du monde subatomique sans analogue macroscopique. Chaque fois, qu’une particule est enfermée dans une petite région de l’espace, elle réagit à cet emprisonnement en tournoyant, et plus l’espace est exigu, plus rapide est le mouvement giratoire de la particule. » Fridjof Capra “Le Tao de la physique”.

  Toute la matière a l'apparence solide et nous-mêmes sommes des espaces vides. Plus cet espace diminue, plus rapide est le mouvement de la particule en rotation : ce sont des ondes probables quelque part sur différentes orbites en "ondes continues".

« Les électrons sont liés au noyau par des forces électriques tendant à les maintenir le plus serré possible, d’autre part, ils répondent à cet emprisonnement en tournoyant et plus ils sont attirés vers le noyau, plus grande est leur vitesse.

Ces vitesses élevées font apparaître l’atome comme une sphère rigide de la même façon qu’une hélice en rotation rapide apparaît comme un disque. Il est très difficile de comprimer davantage les atomes, ainsi donnent-ils à la matière son aspect solide et familier. Dans l’atome les électrons gravitent donc sur une orbite telle, qu’il existe un équilibre optimal entre l’attraction du noyau et leur résistance à être emprisonnés. Les orbites atomiques sont toutefois très différentes de celles des planètes du système solaire, la différence provenant de la nature ondulatoire des électrons. Un atome ne saurait être représenté comme un petit système planétaire. Plutôt que des particules circulant autour du noyau nous devons nous imaginer des ondes probables disposées en différentes orbites. » Fridjof Capra “ Le Tao de la physique”.

Apparence illusoire de la réalité

 

L’apparence de corps solides stables est illusoire, nous l’avons vu, à l’intérieur de la matière des milliards d’atomes se meuvent à des vitesses très élevées en fonction de la température ambiante. Par exemple à 20° C les atomes peuvent atteindre 4.000 Km/h. Lorsque la température diminue dans l'espace intergalactique, ils se déplacent dix fois moins vite.

S’ils sont emprisonnés dans une forme, comme un cristal de sel par exemple, ils vibrent autour d’une position stable. Mais s’ils sont libres dans un gaz, ils deviennent parfaitement insaisissables.

Cette particularité des particules est appelée “agitation thermique”.

Ceci est le mécanisme de transformation perpétuelle de la lumière en matière, de création des particules matérielles et leur masse à partir de photons énergétiques, apportant de la chaleur.

Si les atomes sont refroidis à une température proche du zéro absolu, de -273,15°C, ils  se calment, deviennent froids et dociles, alors ils se transforment en ondes. Dans ce cas-là, devenus lents ils ne peuvent plus s’échapper. Les scientifiques appellent cette boule d’atomes une “mélasse optique”. S’ils lui envoient un faisceau laser, l’atome échange de l’énergie. En absorbant un photon du faisceau, il peut renvoyer un autre photon, à condition que ce dernier soit au goût de l’atome, car tous les photons n’ont pas la même “ saveur ”.

Certains sont rouges, d’autres bleus et leur couleur dépend de leur énergie, plus le photon est énergétique plus sa couleur va vers l’ultraviolet, de sorte que, pour chaque type d’atome il faudra utiliser un laser d’une couleur bien déterminée, afin qu’il puisse être absorbé. Chaque atome a sa vibration déterminée appelée “période propre”. Le phénomène qui provoque la vibration est appelé “résonance”.

Tous les corps solides ont ce don d’association et peuvent vibrer sous certaines conditions.

  Le laser issu de l’optique quantique a beaucoup d’applications dans notre monde civilisé. Désormais il pourrait avoir aussi des applications multiples dans notre vie quotidienne. 

 

Les constantes universelles

 

Parmi elles il y a quatre constantes essentielles, exprimées en quatre lettres, g, c, h, k, tout comme les quatre éléments du code génétique et les forces de la nature. Ce sont les quatre notes, en variations et tonalités innombrables, qui constituent la symphonie universelle. Elles représentent, chacune, la valeur numérique, toujours déterminée quelle que soit l’équation dans laquelle elles se trouvent.

L’univers étant gouverné par des lois, en dépit des apparences d’incertitude, reste stable et présente une permanence des phénomènes, qui sont les constantes.

La constante universelle de la gravitation (G) apparaît dans toute équation qui met en scène des interactions entre des masses importantes. La loi de gravitation énoncée par Newton nous rappelle, que deux corps solides  exercent une force d’attraction proportionnelle à la masse de ces deux corps, et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare.

La deuxième constante est celle de la vitesse de la lumière dans le vide, elle vaut :

299 792,458 km par seconde, partout et à tout moment, dans n’importe quelle direction. Cette valeur a une invariabilité absolue. Si quelqu’un se trouve sur Terre, ou s’il s’éloigne à grande vitesse dans l’univers, les rayons lumineux vont lui parvenir de la même façon et à la même vitesse, ce qui est le principe “d’invariance universelle” de la vitesse de la lumière. Pourtant cette vitesse est relative à elle même : pour nous elle est une constante absolue, mais par rapport à la lumière même, elle est capable de remonter le temps. En tout état de cause, elle est l’expression universelle du temps.

La troisième constante est h ou la “constante de Planck ”. Elle est liée au rayonnement électromagnétique discontinu. Toute énergie, matière ou lumière, est constituée de grains indivisibles, des quanta. Une lumière de fréquence v peut échanger la quantité d’énergie d’une valeur minimale de hvh est la “constante de Planck”. Ces unités de quantité d’énergie sont indivisibles. (E = hv)

  K est la constante de Boltzman liée à la thermodynamique, concernant les phénomènes d’échange de chaleur. Le second principe de la thermodynamique donne un sens au temps, la flèche du temps vient du concept d’irréversibilité des phénomènes. Les processus mécaniques dans l’Univers dégradent définitivement, sous forme de chaleur, une partie de l’énergie totale. Si l’énergie totale de l’Univers est constante, sa qualité se dégrade progressivement. Cette dégradation thermodynamique est une grandeur physique appelé “ entropie ”. Elle représente la mesure du taux de dégradation énergétique pour une transformation donnée. Mais est-elle perdue définitivement ? Nous verrons plus loin, dans la Théorie de la relativité essentielle,  quel est son mystère, chaque fois nous découvrirons un autre de ses aspects, situés dans des circonstances différentes.

L’entropie dans l’univers est en constante croissance. La quantité de chaleur Q est proportionnelle à la température t de l’objet, multipliée par une fonction dépendant de toutes les particules de l’objet w. La constante k exprime le lien de proportionnalité. L’équation unit concrètement la notion de température d’un système à celle d’énergie d’une particule.

La “constante cosmologique” d’Einstein, que vous connaissez déjà, officiellement ne fait pas partie des constantes physiques de la nature. Je pense qu’elle est plutôt l’expression de la force Essentielle, sous forme d’énergie négative de la force gravitationnelle.

Lien universel entre particules et énergies

 

L’expérience des “fentes de Young” nous montre qu’un photon peut passer sans se fractionner par deux trous en même temps. Cette caractéristique est appelée “principe de non localité”. Le photon délocalisé agit comme une double entité qu’on appelle “photons corrélés”. L’ubiquité des particules leur impose un contact permanent. S’il arrive quelque chose à l’une, l’autre est immédiatement perturbée, le phénomène est nommé “cohérence quantique”.

Par le même principe d’ubiquité une même particule corpuscule - onde, peut se trouver dans deux états en même temps, très excité et peu excité par exemple. Aussi plusieurs ondes - corpuscules peuvent se superposer dans des états pour ne former qu’une méga onde cohérente. Cette cohérence est très fragile et si un système d’observation est mis en marche, il détruit toute cette configuration en renvoyant les ondes - particules à leur unité essentielle.

Le principe de dualité des particules permet aux ondes - particules de fusionner. Elles se mélangent à l’intérieur d’une même équation. Cette “cohérence quantique” des électrons peut avoir une utilité technique dans plusieurs domaines de l’industrie et les nouvelles technologies, sans pour autant pouvoir téléporter un corps vivant.

Nous savons que le courant électrique est un flot d’électrons se déplaçant sur un fil métallique en effectuant des sauts. Mais si le diamètre du fil est très petit, moins d’un nanomètre, les phénomènes quantiques apparaissent. Le fil devient une onde électrique globale étalée sur toute la longueur, tous les électrons se trouvent partout en même temps. La “cohérence quantique” des électrons permet de les faire transiter sur toute la longueur du câble, sans avoir besoin d’une énergie supplémentaire. Les ondes d’électrons injectés se superposent à celles d’électrons du câble, et tout cela devient une onde unique.

Einstein lui-même, associé à Boris Podolsky et Nathan Rosen, reprend les équations et imagine un pont, qui pourra relier deux lieux différents : c’est le pont d’Einstein-Rosen.

Ils ont imaginé une expérience de pensée. Ils l’ont appelé le “ paradoxe EPR ”. Selon cette expérience mentale, même séparées à plusieurs milliers de kilomètres, si deux particules sont liées à un moment donné, lorsque l’une interagit, l’autre reçoit le signal instantanément. Les deux particules restent à jamais unies par un lien mystérieux. Einstein nommait ironiquement ce lien “action fantôme à distance”. Einstein, Podolsky et Rosen croyaient qu’il existe des forces inconnues qui assurent une liaison entre les particules. Et ils ne se sont pas trompés. En 1935 il n’était pas possible de vérifier cette proposition de paradoxe mental. En reprenant cette théorie à la fin des années cinquante, John Wheeler imagine, des ponts à l’intérieur de notre univers qu’il baptise “trous de ver”. Aujourd’hui, ce n’est plus un paradoxe mais une réalité. L’existence de ce lien fantôme est maintenant prouvée par l’expérience, mais la force, cette interaction mystérieuse, qui pourrait lier les particules l’une à l’autre à distance et d’une façon instantanée, n’est pas encore sortie de l’ombre.

Dès 1960 selon le théorème de Bell, il est admis que deux particules jumelles séparées dans l’espace communiquent instantanément entre elles. Par exemple, si un appareil de mesure est placé sur le trajet d’un photon parti vers la gauche, son jumeau corrélé parti vers la droite va disparaître au moment de la prise de la mesure. Il est impossible de ne mesurer qu’un des deux jumeaux. Ce phénomène de superposition de la cohérence est appelé “décohérence quantique”.

Deux particules créées simultanément restent unies par une seule fonction d’onde ; toutes les expériences montrent que cette fonction est non séparable, et les particules restent liées quantiquement à distance.

Comment cette expérience fonctionne-t-elle ? Désormais il est possible de produire des paires de particules appariées opposées, et mutuellement dépendantes. Ce sont des particules dont les états quantiques sont complémentaires. Une expérience a été menée entre Genève, Berneix et Bellevue, situés à 7,3 km et à 4,5 km de Genève. 

Deux photons étaient émis dans deux directions différentes par une source, (un cristal) excité par un laser. Chacun des photons se dirigeait, grâce à une fibre optique, jusqu'à atteindre un miroir semi réfléchissant. Etant donné que le miroir avait une jonction aléatoire sur le photon, il pouvait soit être réfléchi, soit dévié, soit poursuivre le chemin sur la fibre optique. On pouvait croire, que les deux photons partis d’une seule source et reliés entre eux allaient réagir selon les probabilités de façon aléatoire.

Mais la surprise fut grande, lorsque les chercheurs ont constaté, que les deux photons réagissaient simultanément de la même façon, comme s’ils se donnaient la parole : soit ils traversaient l’un et l’autre à une distance de dix kilomètres, soit ils se reflétaient, ou déviaient simultanément ensemble. Les deux photons semblaient se passer le signal de manière instantanée. Ce phénomène, appelé ”couplage des particules”, était connu depuis des années, mais cette fois-ci le couplage a eu lieu à dix kilomètres de distance, comme si les deux photons avaient un lien fantomatique, un fil invisible entre eux qui les reliaient au-dessus des trois villes. C’est une preuve de similitude entre les phénomènes subatomiques et leur manifestation à caractère macroscopique.

Si une paire de photons corrélés A et B sont envoyés dans deux directions différentes, en faisant interagir le photon B avec une autre particule X, cette corrélation entre B et X est instantanément transférée au photon A.

Mais comment pouvons-nous profiter de ce phénomène pour envoyer des messages d’une façon instantanée ? En trouvant la possibilité de couplage, par la création de deux photons jumeaux, il est possible d’avoir une information simultanée dans deux endroits, à condition de trouver un moyen de mesure pour pouvoir lire l’information, sans perturber le système.

Les particules appariées peuvent s’envoyer des messages instantanés, mais comment lire ce message sans détruire la structure quantique. Pour pouvoir envoyer des informations entre les particules les scientifiques ont trouvé un moyen pour produire deux paires de particules appariées.

Si les particules communiquent entre elles plus vite que la lumière, cela veut dire, que leur lien de communication n’est pas situé dans notre espace-temps, pour lequel la vitesse de la lumière est une limite absolue. Ainsi leur lien, bien réel, n’est pas observable, puisqu’il ne fait pas partie de notre monde.

Le principe d’incertitude d’Heisenberg

 

 

D’après le “principe d’incertitude d’Heisenberg”, la nature est indéterminée. La formule mathématique de la relation, entre les incertitudes relatives à la position et au moment d’une particule, est connue sous le nom de “relation d’incertitude d’Heisenberg”. Les ondes associées aux particules ne sont pas des ondes réelles, mais plutôt mathématiques, abstraites, relatives aux chances de découvrir des particules en des lieux divers et dotées de diverses propriétés.

Leur réalité antagoniste consiste en l’incertitude de l’existence de la particule. Nous ne pouvons affirmer, qu’une particule subatomique existe en un lieu donné, ni dire qu’elle n’existe pas. Selon le principe de probabilité, la particule a tendance à exister en des endroits différents, et se manifester entre l’existence et la non existence. Elle n’est ni présente à une place précise, ni absente. Elle ne modifie pas sa position, mais elle ne reste en repos.

Dans le monde des particules, au cœur de la matière, le principe d’incertitude signifie que, nous ne pouvons jamais connaître la position et le moment d’une particule avec précision. Plus sa position est connue, plus flou sera son moment et vice-versa. Plus la mesure de la vitesse d’une particule se précise, plus sa position devient incertaine, et en mesurant son énergie, l’instant de son émission est perdu.

Heisenberg a précisé que l'incertitude de la position, multipliée par l'incertitude de la vitesse de la particule, multipliée par sa masse donnerait un minimum de quantité, que représente la "constante de Planck".

Le principe d'incertitude est universel et valable pour toutes les particules, c'est la fin du déterminisme, les particules n'ont ni position, ni vitesse définies, mais seulement un état quantique, donc probable. L’importance du principe d’incertitude est, qu’il exprime les limites des notions classiques sous une forme mathématique. Pour comprendre ce principe, il faudrait chercher au fond même de la nature des particules.

 

 

La fin du déterminisme

 

« Les théories quantiques sont déterministes, au sens où elles donnent des lois pour l’évolution de l’onde dans le temps. Aussi si l’on connaît l’onde à un moment, on peut la calculer à n’importe quel autre moment. L’imprévisible, l’élément de hasard, n’intervient que lorsque nous essayons d’interpréter l’onde en terme de position et de vitesse de particule. Mais peut-être est-ce notre erreur : peut-être n’y a-t-il ni position, ni vitesse de particule, seulement des ondes ? » Stephen  Hawking “Une brève histoire du temps”

La notion de complémentarité de Niels Bohr met en évidence la dualité des particules corpuscule - ondes comme deux descriptions de la même réalité.

  « Au niveau subatomique la matière n’existe pas avec certitude à des places définies, mais manifeste plutôt une tendance à exister, et les événements atomiques ne surviennent pas avec certitude, mais manifestent plutôt des tendances à survenir.

Il n’y a pas réellement d’ondes tridimensionnelles comme les sons ou les ondes acoustiques. Ce sont des ondes probables, des quantités mathématiques abstraites, avec les propriétés caractéristiques des ondes, qui se rapportent aux probabilités de trouver les particules à des points précis dans l’espace et le temps. Les particules subatomiques n’ont pas de signification comme entités isolées, mais doivent être comprises comme des communications réciproques entre la préparation d’une expérimentation et les mesures ultérieures. La théorie quantique révèle ainsi l’unicité de l’univers.» (Fridjof Capra “Le Tao de la physique).

Par conséquent, les particules ou les ondes sont présentes ou pas, ne sont pas réelles, mais probables et abstraites. Les événements atomiques ne surviennent pas avec certitude, mais s'expriment dans les limites de leurs probabilités. Les particules probables n'existent qu’en termes de possibilité d’interconnexion des liens de communication, dans un réseau de relations complexes.

Vers 1926 Werner Heisenberg, en essayant d'éclairer une particule pour mesurer sa position et sa vitesse avec exactitude par un quantum de lumière, se rendit compte que celui-ci perturbait la vitesse de la particule de façon imprévisible.

« C’est comme un réseau serré de relations complexes entre les diverses parties d’un tout. Ces relations impliquent toujours l’observateur d’une façon essentielle.

L’observateur humain constitue le dernier maillon dans la chaîne des processus d’observation, et les propriétés de n’importe quel objet atomique ne peuvent être comprises qu’en termes d’interaction de l’objet et de l’observateur. Cela signifie, que l’idéal classique d’une description objective de la nature n’est plus valide. En physique atomique nous ne pouvons jamais parler de la nature, sans simultanément parler de nous-mêmes ».Fridjof Capra “Le Tao de la physique”.

Einstein croyait, que « l’indétermination découlait plutôt de l’ignorance humaine et de l’inachèvement de la théorie quantique », pour lui, il existait une réalité parfaitement déterminée, mais plus profonde que celle que décrit la physique quantique, c’est « l’hypothèse des variables cachées ».

Le couplage de photons à distance ouvre la porte à de nouvelles technologies dans le domaine de la cryptographie quantique. Cela donnera la possibilité de transmission à distance, permettant de réaliser des cryptages, ou des décryptages à des textes secrets, devant transiter par les réseaux numériques. Les états quantiques ont des propriétés singulières, qui permettent de créer des clefs cryptographiques inviolables, et de repérer aussi les tentatives de violation, puisque le fait de mesurer un état quantique, le modifie. Cette découverte intéresse vivement l’armée.

Une nouvelle génération d’ordinateurs quantiques pourrait détrôner l’ordinateur électronique. Les nouveaux ordinateurs travailleraient avec un support d’information, qui n’est plus le bit, mais le qubit, et pourrait provoquer une évolution spectaculaire de nouvelles performances technologiques.

 

Enigmes  et faiblesses du Modèle standard

 

Dans certaines conditions particulières, lorsque la matière est observée à l’état d’énergie très élevée, toute la logique du comportement classique est bouleversée.

Le « Modèle Standard » n’est-il pas aussi limité que nos propres dimensions humaines qui nous confinent dans le temps et dans l’espace ?

 

Avons-nous la possibilité de pénétrer au-delà de la zone permise par les lois physiques de la Nature ?  Les scientifiques qui essaient de pénétrer les sphères intimes de la matière sont confrontés à des phénomènes étranges. À l’intérieur bouillonne une « mer » d’activités explosives, d’apparitions, de disparitions et de métamorphoses stupéfiantes.

 

Que devient la loi de la conservation de l’énergie, cette loi selon laquelle l’énergie totale d’un système physique isolé ne varie pas au cours du temps ?

 

Il semble intéressant de remarquer que « les protons peuvent spontanément se désintégrer en particules plus légères comme des anti-électrons. La raison pour laquelle ce phénomène est possible est qu’au niveau de l’énergie de grande unification, il n’y a pas de différence essentielle entre un quark et un anti-électron. »  Stephen Hawking “Une brève histoire du temps”

Autrement dit, il n’y a pas de différence essentielle entre la matière et l’antimatière.

Le Modèle standard  n’explique pas l’origine des particules ; il n’explique pas non plus la charge ni les valeurs des masses des particules ; il n’éclaircit pas leurs disparitions fantomatiques. Il ne décrit pas pourquoi les trois forces ne se rejoignent jamais et ne s’accordent pas à la force gravitationnelle.

Personne n’a jamais pu isoler les quarks qui font partie du Modèle standard ; il est impossible de les faire sortir du noyau ; en pénétrant dans le proton, un feu d’artifice explose en des gerbes de particules virtuelles.

  « Lorsque deux particules se heurtent avec une énergie élevée, elles éclatent généralement en morceaux, mais ces morceaux ne sont pas plus petits que la particule originelle. Ce sont encore des particules de même nature produites par l’énergie cinétique engagée dans le processus de collision. De cette façon, on peut diviser indéfiniment la matière, mais on n’obtient jamais de plus petits morceaux car on ne fait que créer des particules à partir de l’énergie mise en jeu dans le processus. Les particules subatomiques sont donc à la fois destructibles et indestructibles. Ce n’est que lorsqu’on adopte une conception relativiste, que le paradoxe disparaît. Les particules sont alors vues comme des schèmes dynamiques, ou processus impliquant une certaine quantité d’énergie nous apparaissant sous forme de masse ». Fridjof Capra “Le Tao de la physique”. Editions Sand.

Certains physiciens modernes ont conscience de ce principe fondamental. Parmi les différentes hypothèses actuelles, existe la “théorie de la “supersymétrie”, selon laquelle toutes les particules élémentaires auraient des partenaires “supersymétriques”, les « quarks » auraient les « squarks », les « électrons » auraient les « sélectrons » etc… tous assemblés dans des “boules Q” cachées quelque part dans l’univers. Leur rencontre avec la matière, représenterait une source d’énergie fabuleuse : “l’énergie supersymétrique”, qui pourrait servir en tant qu’énergie propre. Pour l’instant ces antiparticules accumulées quelque part dans l’espace n’ont jamais été découvertes ; les physiciens sont à la recherche de la matière perdue. En revanche, lors des collisions, on observe des transformations de photons en électrons et antiélectrons. Alors, nous pouvons supposer que l’antimatière est présente ici et maintenant.

Nous avons vu, que les quarks constituants intimes de la matière se groupent par trois pour former les baryons. D’autre part, ils sont liés par différentes “couleurs”, ainsi que par différents “parfums”. Saveurs, couleurs et parfums indiquent des variétés, ce ne sont que des artifices mnémotechniques sans contrepartie sensible.

La stabilité du noyau dépend des gluons, particules de l’interaction forte, qui n’existent pas d’une façon indépendante.

Dans la structure de la matière à l’intérieur du noyau, à part les trois quarks de base que les physiciens appellent “de valence”, le proton contient un nombre impressionnant d’autres quarks et de gluons et toutes ces particules sont appelées “particules virtuelles”.

Mais que représente le « virtuel » ? Toutes les particules ne sont-elles pas virtuelles et fantomatiques ?

Les particules virtuelles sont celles qui apparaissent et disparaissent tellement vite, qu’elles n’existent pas en réalité, mais laissent des traces. Elles surgissent du vide par une sorte de génération spontanée et disparaissent aussitôt.

En principe ces particules sont indécelables. Elles prennent et restituent l’énergie empruntée avant de manifester leur existence. C’est ce  qu’on appelle des fluctuations quantiques, en pensant qu’elles naissent du vide.

Mais, comment pourraient-elles être la source de création, si elles disparaissent… Et où vont-elles ? Nous ne pouvons observer que des éléments existants dans l’espace-temps, uniquement ceux qui possèdent les dimensions spatio-temporelles, car il nous est interdit d’observer l’inobservable. Nous ne pouvons pas discerner des phénomènes, qui ne durent pas dans le temps, ni ceux qui remontent le temps.

L’univers est multiple mais l’homme connaît ce qu’il voit. Il a la particularité de tout différencier, sans se rendre compte que la multitude dans ce monde est simplement une illusion.

Plus on pénètre au cœur de la matière, plus la densité d’individus virtuels augmente. Le nombre des populations internes semble dépendre de l’échelle de l’observation : la matière a-t-elle une structure “fractale” c’est-à-dire répétitive selon la taille comme les poupées russes ?

Comment les électrons, neutrons, protons, et leurs constituants multiples, toute cette population considérable flotte dans le vide sans position fixe, jusqu’à ce que l’observateur décide de la scruter ? Que représentent l’espace et le temps par rapport au vide ? Le vide est-il le néant ? Quelle est la vraie réalité ? Est-elle existante ou forgée par notre perception ? La matière ne semble pas exister objectivement. En outre, la difficulté de différencier, manipuler ou séparer les particules met des obstacles infranchissables à l’observation. La réalité serait plutôt une abstraction, remplie de symboles accommodés, capables d’exprimer les relations mathématiques du monde subatomique. La matière est-elle dématérialisée ? Est-ce l’observation qui lui donne existence ? Qu’est-ce qu’il y a au fond de la matière avant l’observation ? Rien que des probabilités de champs, des champs quantifiés, fluctuant dans l’espace-temps...

Dans des conditions particulières, les quarks peuvent se grouper par deux. Par rapport aux baryons composés de trois quarks de différentes couleurs, les mésons sont composés d’un quark, plus un anti quark de la même couleur.

Le méson fait partie des particules virtuelles ou exotiques. Il a été identifié en Europe, mais il était pressenti bien avant par la théorie de la “chromodynamique quantique”. La théorie prévoyait au niveau de l’interaction forte une particule exotique appliquée à assurer la stabilité du noyau.

La “chromodynamique quantique” prévoit trois types de mésons exotiques : “boules de glu, hybrides et diquarkoniums”. Ces derniers sont composés de deux paires quark-antiquark. Leur vie est extrêmement courte.

Grâce aux accélérateurs de particules les scientifiques produisent une faune impressionnante de populations de couples. Un vrai feu du ciel.

 

Conflit entre la réalité et la vie intime de la matière

Les physiciens du laboratoire  national de Brookhaven (USA) ont créé une étrange matière : l’association de six quarks (deux hauts, deux bas et deux étranges). Ils l’ont nommé dibaryon H.

Dans un article publié par “ Physical Review Letters “, Serge Haroche et Jean Michel Raymond démontrent un phénomène mystérieux : la “décohérence quantique“. L’expérience montre le dédoublement d’une onde électromagnétique perturbée par un atome de béryllium, et son retour vers l’apparence normale.

En fait c’est une tentative pour réconcilier la physique quantique et la physique classique. Leurs deux logiques semblent incompatibles.

             Autour du noyau, les orbites des électrons ont des énergies bien déterminées (l’énergie mécanique des électrons en mouvement sur cette orbite). Ainsi, un rayonnement est produit seulement lorsqu’un électron passe d’une orbite à l’autre (d’un état quantique à un autre). Normalement c’est l’énergie la plus basse, qui met l’atome dans son état quantique “fondamental”, donc le plus proche du noyau. Chaque fois, qu’un électron change d’orbite, il émet une onde déterminée, par conséquent les atomes ont un spectre caractéristique structuré en raies. L’électron ne peut pas descendre plus bas que son état quantique “fondamental”. Mais si quelqu’un veut le trouver dans l’étalement de l’onde, et s’il choisit une zone de façon aléatoire, il le trouve, en effet. Qui interdit d’associer à l’électron une direction déterminée ? Pourquoi ? Les triplés de quarks, qui forment les protons, qu’on appelle de “valence”, sont également bien étranges.

La physique moderne est devenue une physique formelle, renonçant définitivement à la représentation accessible à nos sens. Le Prix Nobel Eugen Wigner, en 1960, considérait les particules non comme unités matérielles, mais comme “des collections d’entités mathématiques”.

L’antimatière

 

Parallèlement  aux particules de matière naissent les particules d’antimatière. Leurs propriétés physiques sont opposées à celles des particules de la matière. Au contact, elles se désintègrent mutuellement. Et pourtant les antiparticules existent, elles apparaissent spontanément à partir du vide quantique. La coexistence des particules et des antiparticules est réelle, mais où sont les particules de l’antimatière ?

 

Pourquoi la nature aurait-elle façonné un monde unilatéral ? Si les lois de la physique sont symétriques, je dois déduire qu’à la quantité de matière qui existe ici et maintenant correspond la même quantité d’antimatière. Pourquoi personne ne la voit ? Si chaque particule a son antiparticule, la matière devrait avoir une image symétrique.

 

Les scientifiques utilisent la force électromagnétique pour séparer et conserver (pour un temps infinitésimal) quelques atomes d’antimatière.

 

Les particules « stables » comme les protons, installées dans notre Univers ont leurs correspondants : antiprotons, antiélectrons où la matière est antimatière.

 

L’antimatière a été découverte dans les années trente. Plusieurs physiciens y ont apporté des révélations intéressantes, comme Owen Chamberlain, Carl Anderson et surtout Paul Dirac. Vers 1930, éclairé par un pressentiment, ce génie découvre l’antiélectron dans une équation mathématique. Il recherchait un compromis entre la théorie quantique et celle de la relativité d’Einstein, en quête d’une équation quantique de l’électron qui s’accorde aussi à un électron très rapide, “relativiste” selon le langage des physiciens. Il trouva en effet une très belle équation, mais elle faisait intervenir deux électrons : un normal et un d’énergie négative, ce qui est  incompréhensible, car la matière dans son état fondamental se trouve en limite minimale d’énergie. Au-delà de cette limite, elle risque de s’effondrer sur elle-même. En outre, la fréquence des particules est proportionnelle à leur énergie. Par conséquent une particule à énergie négative va remonter le temps. Afin de conserver son équation il renverse la charge de l’électron qui devient positron à charge positive et sauvegarde l’équivalence mathématique entre l’énergie positive et négative.

 

Indépendamment de Paul Dirac, en observant le rayonnement cosmique, l’américain Carl Anderson décèle la trace d’un électron mais d’une charge positive, c’est le positron qui vient d’être détecté.

 

En 1995 au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN) à Genève, l’équipe dirigée par Walter Oelert et Mario Macri a assemblé neuf antiatomes d’hydrogène. Dans l’anneau de LEAR, certaines collisions d’antiprotons et d’atomes de gaz de xénon ont produit des paires d’électrons-positrons, (électron et antiélectron). Quelques positrons sont alors capturés en orbite autour des antiprotons. Les neuf atomes de l’antimatière ont vécu quelques dizaines de milliardièmes de seconde à une vitesse proche de celle de la lumière, et ceci malgré leur charge électriquement neutre.

 

Remarquez que lors des collisions, il y a toujours la production de paires particules - antiparticules et que d’un  faisceau  laser très puissant surgit une paire électron - positron. Ces expériences sont très importantes, car elles confirment la théorie de la symétrie.

 

Certains chercheurs émettent l’hypothèse d’un Univers qui pourrait vivre au rythme d’un battement : un « pulsar » fonctionnant comme le cœur humain…. Il y a une part d’intuition dans cette approche.

 

En réalité la science pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses : quel est l’aspect de la matière vu par la physique moderne : vide sillonné de champs de particules possibles ?

 

Le big-bang

 

Selon la théorie du big-bang, après l’explosion initiale, au fur et à mesure de son expansion et de son refroidissement, l’univers est passé par plusieurs stades.

 

Le premier est d’un milliardième de seconde, marqué par le rayonnement des photons. La création commence par l’émergence de toutes les particules et de leurs antiparticules à l’état libre. L’annihilation des particules par leurs antiparticules ne laisse que quelques nucléons isolés de charge positive. Ensuite, l’univers est né de ces quelques particules de matière qui ont survécu à l’apocalypse cosmique. Bien que le scénario paraisse attrayant, une énigme persiste. Un léger excédent de matière n’explique pas pourquoi, après l’annihilation des deux types de particules, l’univers nous apparaît rempli exclusivement de matière. D’autant qu’un excédent n’est pas possible, puisque les expériences montrent que la création d’une particule est couplée automatiquement, et par conséquent les particules ne pourraient être crées séparément de leurs antiparticules.

 

Comment pourrais-je comprendre la création de la matière, sans une quantité égale d’antimatière, à partir de rien ? La disparition des antiparticules bouleverse la symétrie logique et la loi de la conservation.

 

En matière de physique, une symétrie est observée depuis toujours. Ainsi, il existe un théorème appelé CPT (C pour Charge, P pour Parité et T pour Temps). Son concept est le suivant : un événement à l’échelle des particules peut se produire, si l’événement opposé peut également survenir avec la même probabilité. Autrement dit, en remplaçant la charge de la particule par sa charge opposée, en retournant la distribution spatiale (P), comme si la particule était reflétée dans un miroir, et en inversant le déroulement du temps (T), les équations doivent rester toujours valables.

 

Cela suppose beaucoup d’anomalies dans notre réalité et notre façon de voir le monde. Par exemple, si le temps est renversé en anti-temps, du futur vers le passé, les photons remonteraient le temps. La symétrie P propose l’existence d’une autre image comme dans un miroir d’une anti Terre, des anti humains et des anti océans, ou des anti montagnes. Tout cela paraît absurde, et les scientifiques tout en étant sûrs que leur théorème de CPT est indispensable, ne croient pas en son équilibre. Ils pensent que la brisure de symétrie en est la conséquence. Les trois éléments du théorème, surtout séparément, ont fait des preuves d’un déséquilibre symétrique.

 

Il me semble qu’effectivement si chaque élément est étudié séparé de l’ensemble, l’équilibre sera déstabilisé, et sa symétrie violée. Je pense que le déséquilibre est provoqué par la séparation. Les trois éléments réunis, Charge, Parité et Temps font une unité stable et la symétrie demeure. En réalité, le théorème est valable, mais la confusion vient d’une impossibilité d’observation. Effectivement, les scientifiques ne considèrent pas comme authentiques les événements non perceptibles et non calculables. Ces phénomènes sont attribués à la métaphysique ou à la philosophie.

 

Les transitions de phases sont des phénomènes tout à fait ordinaires qui se produisent tout le temps dans notre environnement : les transitions de premier ordre. Ce sont des transformations de l’eau par exemple, d’état liquide en l’état de vapeur ou solide. Mais si la matière se trouve dans un état instable, il se produit une autre transition de phase, dite de deuxième ordre.

 

Par exemple, dans un tube chauffé, les particules sont excitées et leur agitation thermique les empêche de s’orienter dans une direction, même si cette direction est stimulée par des aimants. Lorsque la température baisse les aimants les attirent vers une direction, alors la symétrie est brisée, les atomes ne sont plus dispersés d’une façon hétérogène.

 

On n’a pas précisé la raison pour laquelle la température a été élevée, pourquoi elle va baisser et qui va mettre les aimants. Dans le vide stellaire, il n’existe aucune activité semblable, et même si elle existait, qui l’aurait provoqué et pour quelle raison ? La transition de phases de deuxième ordre se produit avec une variation d’énergie du milieu. Elle est accompagnée d’une diminution d’énergie potentielle, et ce processus a été utilisé pour l’explication des événements au cours de l’évolution de l’univers. Le point de l’équilibre instable est appelé un faux vide, où l’énergie est supérieure au vrai vide. Au moment du big-bang, à chaque séparation d’une interaction à l’autre, il y avait une brisure de symétrie et une transition de phases.

 

Comment les physiciens ont-ils imaginé les différentes sortes de vide ?

 

Le « moule de Kouglof » nous raconte l’histoire d’une forme, comme un moule à gâteau, inventée spécialement pour pouvoir tenir une boule au milieu, dans un creux situé au centre d’une calotte, elle même placée au centre d’une gouttière circulaire. Afin de briser la symétrie, il faut faire tomber la boule dans le creux de la gouttière qui est plus creux que celui de la calotte, au milieu duquel est installée la boule. Lorsque la boule s’écarte de la calotte centrale qui constitue la zone de faux vide et tombe dans la gouttière, la symétrie du vide se brise et la densité de l’énergie descend très bas au niveau minimal, celui du vrai vide. Ce modèle a été modifié plusieurs fois. Toutes ces modifications paraissent des manipulations compliquées, des arrangements à posteriori pour justifier le scénario du départ. Cela ressemble plutôt à une œuvre surréaliste.

 

Dans notre monde, l’interaction forte s’applique aux noyaux constitués de baryons. Elle relie entre eux les quarks, particules composant les baryons.

 

Avant et après toute réaction nucléaire, le nombre de baryons et celui des leptons est conservé, mais lorsque les interactions étaient unifiées, selon la théorie du big-bang, les baryons pouvaient devenir des leptons et réciproquement. Ces échanges se produisaient par l’intermédiaire de particules très lourdes appelées bosons x et leurs antiparticules les x négatifs. Les bosons x et anti x matérialisaient la grande force d’unification GUT (Théorie de la Grande Unification) qui n’est pas démontrée pour l’instant.

 

Selon la théorie, tout au début de l’explosion, chaque photon se décompose en un x et un anti x, la symétrie est intacte.

 

Mais d’où vient la masse des bosons x, s’ils sont réellement issus des photons ? Quel est le phénomène capable de transformer l’énergie des particules sans masse en particules lourdes, dotées d’une énergie infinie ? D’où vient l’énergie supplémentaire ?

Ensuite les bosons x sont porteurs de la triple force unifiée et donnent naissance à la matière (quarks et électrons), et à l’antimatière (antiquarks et anti électrons) dans une proportion exacte. On croit que les bosons x et les anti x ont eu une prédilection pour la matière. Pour quelle raison ? Personne ne sait pourquoi les particules x cessent d’exister en équilibre dans ce milieu, et pourquoi elles l’étaient auparavant, d’autant plus qu’elles ne peuvent pas coexister comme toutes particules et antiparticules.

 

Au début, Einstein était persuadé que l’univers était statique. L’idée du big-bang était venue aux scientifiques après la découverte de l’astrophysicien Hubble, en 1929. Il montra, grâce à ses observations, que les corps célestes s’éloignent. Auparavant, l’expansion étant déjà envisagée par W. de Sitter dès 1917, les astrophysiciens ont alors conclu qu’il y a eu certainement un élan du départ qui a fait que les galaxies s’écartaient les unes des autres.

 

Aujourd’hui, la théorie du big-bang est fortement contestée par plusieurs physiciens. La théorie du cosmos et des particules subatomiques est contradictoire, elle n’est pas fondée sur une base solide. Le modèle du big-bang n’est pas une évidence, car il ne propose pas d’explication aux observations. Il s’est pourtant imposé, il a pris l’ampleur d’autorité depuis plus de cinquante ans.

 

La fin du monde

 

 

Si nous acceptons l’idée d’un début du monde, nous pouvons nous demander s’il aura une fin. Il existe trois suppositions, liées à la densité de la matière de l’univers, trois possibilités de mort probable de l’univers selon l’expansion.

 

Si la densité de matière de l’Univers est supérieure à la densité critique, il doit être fermé. Dans ce cas il y aura un big-crunch, sorte de big-bang à l’envers, une singularité, point unique où l’espace et le temps disparaîtront, comme si rien ne s’était passé. Après une expansion, il se contractera et s’effondrera sur lui-même.

 

Si sa densité est égale à la densité critique, l’Univers est plat, illimité et infini, son expansion se ralentira jusqu’à une quasi immobilité. La mort d’un monde plat est thermique. C’est l’idée préférée par la majorité d’astrophysiciens.

 

Si sa densité est inférieure à la densité critique, l’Univers est donc ouvert, infini et son expansion est éternelle.

 

Aussi en partant du principe de simplicité, sachant que l’univers adopte le plus simple, la cosmologie moderne envisage la possibilité de trois formes universelles.

 

Si l’univers a une courbure positive, alors il est une hyposphère de volume fini ; s’il a une courbure nulle, il est un hyper plan de volume infini ; enfin, s’il a une courbure négative, il ressemble à une selle de cheval en trois dimensions et de volume infini.

 

Le destin de l’univers est, par conséquent, fonction de sa masse initiale, de la vitesse d’expansion de l’espace, et de sa géométrie. A ce jour l’incertitude demeure ; l’univers est-il ouvert, fermé ou plat ?

 

Si l’Univers est courbe, la somme des angles d’un triangle n’est pas forcément égale à 180 degrés, et les droites parallèles peuvent dans certains cas se rencontrer.

 

L’Univers serait-il hyperbolique de volume infini ? En outre, toutes les directions sont équivalentes, il n’y a pas d’axe spécifique. L’espace ne peut pas être plus dilaté, ou plus contracté dans une direction, ou dans une autre : c’est l’isotropie.

 

Mais depuis peu, cette hypothèse est renversée : l’Univers serait plutôt plat. Deux expériences internationales : “Boomerang” et “Maxima” ont évoqué des suggestions en faveur d’un univers plat.

 

D’autre part, puisque les protons sont de charge positive en déséquilibre (sans équivalent de charge matérielle négative) et ne soupçonnant pas la présence éternelle de l’antimatière, les scientifiques prévoient leur mort, dans plusieurs milliards d’années (10 suivi de 32 zéros, puis de 33 plus tard, lorsqu’ils ont refait les calculs). Comment peut-on vérifier cette hypothèse ? Une des voies de vérification serait de constater qu’un proton se désintègre effectivement à cet âge. Mais il fallait pour cela pouvoir atteindre cet âge et être sûr qu’une telle désintégration ne serait pas accidentelle, due aux particules cosmiques créées en permanence dans l’univers. Des dispositifs ont été enterrés à 700 mètres de profondeur dans le tunnel de Fréjus. Ils sont constitués d’une succession de plaques de fer, séparées par des détecteurs, capables d’enregistrer la gerbe de particules qui se produit en cas de désintégration d’un proton. La masse totale du fer est telle que l’ensemble de ces atomes contient beaucoup de protons et les chercheurs croient avoir ainsi une chance d’en voir mourir au moins un parmi eux au cours des années.

 

Cela m’étonnerait, puisque la matière, les protons en question sont éternels et leur vie est assurée par l’équilibre unique de la symétrie universelle (matière – antimatière) que vous allez découvrir plus loin dans la nouvelle Théorie de relativité essentielle. 

 

 

L’Expansion

 

Par ailleurs, en observant l’évolution des supernovae, les équipes de chercheurs de toutes nationalités ont conclu que l’expansion constante, contrairement à ce que l’on pensait, est en train de s’accélérer.

 

Il existerait donc une énergie mystérieuse, comme Einstein l’avait suggéré en 1917, qui serait capable de surpasser les effets de la gravitation. La gravitation ayant la tendance de rapprocher les étoiles et les galaxies et à freiner l’expansion, cette force hypothétique due à l’énergie du vide et opposée à la gravitation peut régler les problèmes de beaucoup d’incompatibilités. Elle permettra, selon la valeur que les scientifiques vont lui attribuer, de remettre en cohérence les estimations discordantes entre l’âge de l’univers et celui de ses plus vieilles  étoiles. La force énigmatique, énergie invisible et antigravitationnelle qu’Einstein avait appelée “la constante cosmologique” a été abandonnée par les astrophysiciens depuis longtemps. Einstein lui-même avait considéré l’idée comme une erreur de sa part.

 

Puis, dans l’impossibilité d’expliquer l’accélération de l’expansion, ils s’intéressent de nouveau à elle. Et il n’y a pas de doute, l’expansion existe et s’accélère proportionnellement à la distance.

 

Pour arriver à cette conclusion les scientifiques ont observé les supernovae de type 1A. Ces étoiles, à la fin de leur vie, explosent de façon violente et émettent toujours la même quantité de lumière. En mesurant cette luminosité, les chercheurs peuvent déduire la distance de la supernova : moins ils reçoivent de lumière, plus elle est éloignée. Ils observent également leur spectre, afin d’obtenir une seconde mesure de leur éloignement. Lorsqu’une étoile s’éloigne de nous, la lumière nous parvient avec une longueur d’onde plus grande que celle d’origine. Plus le spectre de l’étoile est décalé vers le rouge, plus elle s’éloigne vite, et plus elle est distante de nous (Effet Doppler). A l’aide des équations de la relativité, en calculant la densité de la matière de l’univers, les chercheurs ont obtenu un résultat complètement aberrant : une densité d’énergie  négative.

 

Or, il y a bien de la matière dans l’univers, d’où vient ce résultat ? Lorsqu’ils ont décidé d’inclure la “constante cosmologique” d’Einstein, le problème a été résolu. Créée en 1917 par Einstein dans ses réflexions visionnaires, lorsqu’il était persuadé que l’univers était statique, il avait introduit la constante dans son équation de la relativité générale pour compenser l’effet de la gravitation et éviter que le cosmos ne s’écrase sur lui-même. Or, le statut de notre Univers, dans le cadre de la théorie de la relativité générale, dépend justement de sa masse, d’où la nécessité d’une autre force répulsive comme la “constante cosmologique”. Les théoriciens ont besoin de cette force secrète pour obtenir des résultats plus cohérents. Cependant, un nouveau problème est apparu. La “constante cosmologique” représente une densité d’énergie beaucoup plus importante que la densité de la matière. Et pourtant, elle est l’expression de l’énergie du vide. En effet, la densité de l’énergie du vide est plus grande que la densité de l’énergie de la matière. Plus précisément, elle dépasse la force de la gravitation et les galaxies s’écartent de plus en plus vite. L’expansion de l’univers s’accélère indéfiniment. Cette découverte a provoqué la stupéfaction. Les théoriciens sont plutôt contents parce qu’elle leur permet de diminuer l’importance de la matière. Il n’est donc plus nécessaire de chercher de grandes quantités de matière noire pour expliquer le phénomène de la masse manquante.

 

Si cette force mystérieuse existe, quel est le phénomène qui se cache derrière ? Pour le moment, personne ne le sait vraiment. Puisque les physiciens interprètent la “constante cosmologique” comme une densité d’énergie du vide, lorsqu’on sait que le vide manque de matière et d’énergie, son intensité est incompréhensible ; lui attribuer une énergie ou matière en forme d’énergie, supérieure à l’énergie des corps célestes dans l’univers, paraît impossible.

 

Le vide

 

Qu’est ce que le vide ?

 

Semblable partout, homogène, symétrique et d’un âge indéfini, il est l’état minimal de l’existence, l’état avant le monde, l’espace sans particule réelle, un océan de particules virtuelles. Il ne retrouve sa signification qu’après avoir exprimé cette énergie potentielle dans les particules, qui acquièrent une masse, une matérialité. L’état de vide quantique correspond à l’état d’un système, dont nous supposons qu’il se trouve dans une situation la plus proche possible du repos, où l’énergie est nulle en apparence, mais potentiellement subsistante.

 

A ce sujet Michel Cassé a écrit dans son livre : « Du vide et de la création » Editions Odile Jacob :

« Le vide fut plein de tout ce qui était à naître, à qui cela se montre ? Certainement pas à ceux qui ne désirent que voir, car il est invisible et inobservable.

 

Quel fait se montrait ?

 

La physique moderne qui l’adopte comme un membre de sa maison lui, l’Etranger, l’Expatrié, l’horreur du Philosophe. Elle le place au sommet cosmique et logique du discours des origines. Aujourd’hui la physique est un serpent, dont le dernier anneau est attaché au vide continu, uniforme, homogène, inobservable dans le long poème du monde, il suspend la parole qui sépare.

 

Le vide est l’état minimal d’être, l’état d’énergie minimum du système des champs qui constitue le monde, l’espace serein, le repos invisible des champs.

 

L’énergie invariante par définition prend figure de substrat primordial du monde, assez versatile pour se transformer en tout ce qui fait présence et sert de source éternelle aux choses.

 

On peut se demander si la physique n’est pas en train d’accomplir la tâche fondamentale de toute métaphysique, c’est-à-dire, la description de l’ensemble des choses au moyen de quelques expressions symboliques. La symétrie dans ce contexte est l’or du chercheur.»

 

L’introduction du vide quantique dans la cosmologie ouvre des voies de recherches apparemment fructueuses. Pour connaître les forces de l’antigravitation, il faudrait savoir comment se manifeste la force gravitationnelle.

 

Selon la théorie de la relativité générale d’Einstein, l’énergie de la force gravitationnelle liée aux fluctuations du vide déforme l’espace-temps en modifiant sa courbure. Tout comme une balle posée sur un voile tendu marque une cavité en fonction de son importance et de son mouvement, une masse céleste déforme l’espace environnant en laissant glisser la lumière autour d’elle.

Lorsque la masse d’un corps céleste tourne rapidement sur elle-même, elle tord l’espace dans le sens de sa rotation. La théorie de la relativité générale traite les phénomènes de la gravitation et d’équivalence entre gravitation et accélération dans une théorie générale. Cette vision exclut le principe de la géométrie d’Euclide qui était en vigueur depuis longtemps. Les champs de gravitation déforment l’espace-temps, le courbent et Einstein parle de “mollusque de référence”.

 

Newton voyait la gravitation comme une force instantanée attirant deux corps l’un vers l’autre. Einstein a une autre vision, il voit la force gravitationnelle comme une force qui se propage, les corps célestes creusent des formes dans le champ gravitationnel qui courbe l’espace-temps autour d’eux.

 

La plupart des prévisions de la théorie d’Einstein a été vérifiée, grâce aux astres d’une très grande densité : les pulsars binaires. Ces véritables “phares de l’univers” sont comme des horloges de précision pour tester la relativité générale. Un pulsar binaire est un couple d’étoiles à neutrons très massives qui tournent rapidement l’une autour de l’autre.

 

Grâce aux satellites d’observation de la NASA et à deux équipes de chercheurs, les prédictions d’Einstein étaient confirmées. En effet, ces étoiles d’une masse importante qui tournent à une cadence élevée ont donné une empreinte de torsion des rayons lumineux nettement observable.

 

 

Trous noirs

 

 

La théorie de la relativité générale a été vérifiée, mais elle se heurte quand même à la mécanique quantique et aux phénomènes physiques à l’intérieur des trous noirs.

 

Prévus par la relativité générale, les trous noirs sont des étoiles particulières d’une masse très dense qui se sont effondrées sur elles-mêmes sous l’effet de leur gravitation. L’espace autour est si dense et déformé que même la lumière est irrésistiblement attirée à l’intérieur et avalée par le centre de la gravitation. Pourtant, les photons n’ont pas de masse dans le vide.

 

Il est vrai que la lumière de la matière est happée par le gouffre des trous noirs. Il y a même des trous noirs qui arrachent la matière d’une étoile voisine pour la dévorer. Cependant, les astronomes arrivent à observer le rayonnement de cette matière invisible et à comprendre certains mécanismes.

 

     A ce sujet Stephen Hawking dans son livre “Trous noirs et bébés univers” raconte :

« Si vous observiez un astronaute suffisamment téméraire pour sauter dans un trou noir à un certain temps marqué par sa montre, disons onze heures, il entrerait dans la région dont rien, ni lumière, ni quoi que ce soit d’autre ne peut s’échapper. Mais aussi longtemps qu’un observateur situé à l’extérieur du trou noir attend, jamais il ne verra la montre de l’astronaute marquer onze heures. Chaque seconde marquée par la montre, prendrait de plus en plus de temps et la dernière durerait une éternité. Ainsi en sautant dans un trou noir on pourrait s’assurer de laisser une image éternelle du moins pour ceux qui seraient restés en arrière. Mais l’image pâlirait très rapidement et deviendrait si faible, que plus personne ne la verrait. Les gens restés en dehors du trou noir, ne verraient jamais l’histoire de l’astronaute atteindre onze heures. Mais l’astronaute lui-même ne remarquerait rien de spécial au moment, où sa montre marquerait onze heures et où il pénétrerait dans le trou noir. A l’intérieur du trou noir, il y aurait une singularité, un endroit où l’espace et le temps prendraient fin. Un trou blanc est l’inverse temporel d’un trou noir. C’est un objet dont on peut sortir mais où l’on ne peut pas entrer. Le trou blanc pourrait se trouver dans un autre univers… L’histoire du vaisseau spatial s’achèverait lorsqu’il serait déchiré et écrasé à la singularité, fin de l’espace et du temps. »

 

Les astronomes ont suivi des événements qui se déroulent tout près d’un trou noir. Ils ont observé la matière enroulée autour de lui, dans un disque d’accrétion, s’accumulant avant de disparaître par grumeaux. Le trou noir se présente comme un tourbillon en forme d’entonnoir aux frontières dynamiques. La limite statique est un cercle, au-dessus de cette limite, une étoile ou une matière peut encore librement circuler, mais une fois traversé “l’horizon de Schwarzschild” la chute est définitive, et marque la frontière entre une zone normale et une région d’où la lumière ne peut plus s’échapper. Le point qui dessine dans l’espace-temps le puits gravifique se trouve soudain coupé du reste de l’univers par cet horizon. Minuscule, comparé à la dimension de l’étoile, de loin il apparaît comme une sphère noire qui arrête la lumière des étoiles placées derrière, comme un écran qui cache la lumière.

 

  Toute matière qui franchit l’horizon disparaît dans le puits. Pourquoi ? Parce que la vitesse de libération dépasse celle de la lumière ?

 

La vitesse de libération de la Terre, par exemple, est de presque 11 kilomètres par seconde, cela signifie que, pour échapper à l’attraction terrestre, un corps doit dépasser cette vitesse. C’est le cas des vaisseaux qui quittent la Terre vers la Lune ou vers l’espace.

 

Plus loin dans le même livre on trouve : « Imaginez que vous tiriez un boulet de canon verticalement depuis la surface de la Terre. A mesure qu’il s’élèvera, il sera freiné par l’effet de la gravité, finalement il cessera de s’élever et retombera à la surface de la Terre. Cependant, à partir d’une certaine vitesse critique, le boulet ne retombera plus, mais s’échappera dans l’infini. Cette vitesse critique s’appelle la “ vitesse d’échappement ”. Sur Terre elle est légèrement supérieure à dix kilomètres par seconde, très inférieure à la vitesse de la lumière. Cela signifie que la gravité n’a guère d’effet sur la lumière et que celle-ci s’échappe sans difficulté de la Terre. Une étoile pourrait être à la fois assez massive et assez petite pour que sa vitesse d’échappement soit supérieure à celle de la lumière. Dans ce cas nous ne pourrions pas voir une telle étoile parce que la lumière de sa surface ne nous parviendrait pas, elle serait retenue par le champ gravitationnel. »

 

Pourquoi la lumière est-elle précipitée au fond d’un trou noir ? Pendant les campagnes d’observations, les astronomes ont vu à plusieurs reprises la partie interne d’accrétion du disque se vider instantanément. Quand la matière quitte sa dernière orbite stable, elle finit par tomber d’un seul coup au-dessous de l’horizon. Cette chute se traduit par une brusque diminution des émissions de rayons X.

 

Logiquement, une fois que la partie interne du disque est vidée, tout ce qui s’y trouvait devrait avoir été aspiré par le trou noir. Or systématiquement, après l’évacuation surgit une forte émission infrarouge suivie d’une émission identique dans le domaine radio. Ces deux sursauts successifs correspondent à deux jets de matière qui s’échappent par les deux pôles du trou noir. Les scientifiques ont constaté qu’une certaine quantité de lumière est expulsée en deux jets de directions opposées. Pourquoi le trou noir renvoie de la matière ? Quelle proportion est rejetée après avoir été dévorée ?

 

Selon la théorie de la relativité générale « l’espace et le temps peuvent être considérés comme formant un espace quadridimentionnel appelé espace-temps. Cet espace n’est pas plat, mais distordu, ou incurvé par la matière et l’énergie qui s’y trouvent. Nous observons cette courbure dans la déviation de la lumière, où des ondes radio nous parviennent après avoir frôlé le soleil. (...) Cependant si le soleil devait rétrécir jusqu’à ne plus mesurer que quelques kilomètres de diamètre la déviation serait si importante, qu’aucune lumière ne quitterait plus le soleil à cause de l’intensité du champ gravitationnel.(....) Il y aurait donc une région dont rien ne pourrait s’échapper. Une telle région s’appelle un trou noir. Sa frontière s’appelle l’horizon d’événements. Elle est formée par la lumière qui, incapable d’échapper au trou noir, reste suspendue ». Stephen Hawking.

Toutefois il est important de remarquer plus loin dans le même livre : « La lumière voyage toujours à la même vitesse constante. Alors comment la gravité pourrait-elle la ralentir ? »

 

En effet, la vitesse de la lumière est une constante cosmologique, une valeur absolue. Il n’y a pas d’explication au sujet de cette contradiction.

 

 

Formation de galaxies

 

 

Comment les galaxies se sont-elles formées ? Comment ont-elles été distribuées d’une façon régulière ?

 

Selon l’opinion de la communauté scientifique, les galaxies et les amas de galaxies ont dû se former lorsque l’Univers était très jeune, à partir de fluctuations, petites irrégularités dans la distribution de la matière. Les régions où la densité de la matière était légèrement plus grande ont dû, du fait du champ de gravitation un peu plus élevé, attirer la matière autour pour former des centres de condensation qui ont grandi par la suite.

 

Comment ces grumeaux de matière se sont-ils accumulés dans une architecture à l’apparence équilibrée, dans des endroits bien répartis de toutes parts, en laissant des espaces vides considérables ? Malgré une technologie très évoluée et de nouveaux télescopes géants, aujourd’hui nous ne savons pas encore comment les galaxies ont été formées.

Effectivement, il n’existe pas de grandes étendues dans l’espace où rien ne se passe ; de toutes parts, tel un filet d’écume, les étoiles sont groupées dans des galaxies, des amas et des superamas.

 

L’opinion scientifique soutient l’idée que les grandes structures sont apparues en premier, et se sont ensuite fractionnées en structures plus petites, pour aboutir à la formation des étoiles. D’autres ont plutôt pensé que les petites fluctuations observées dans le rayonnement cosmique, les fluctuations du fond cosmologique étaient des milliers de fois trop faibles pour servir de germe, car aucune galaxie n’aurait encore eu le temps de se former. Il faudrait à l’univers une composante matérielle sombre d’un type particulier. Ses particules doivent être massives, pour l’expression des effets gravitationnels, mais imperméables à la force électromagnétique pour rester invisibles. Leur fluctuation de densité a pu commencer à apparaître et à grandir, avant que l’univers ne devienne transparent. Mais les simulations numériques n’arrivent pas à ressembler à notre univers, sans recourir à des hypothèses “ad hoc”. On parle aujourd’hui d’une mystérieuse matière noire, mais personne ne sait de quoi elle est faite. Elle n’a jamais été observée.

 

 

La Masse manquante de l’univers

 

 

La relativité fournit des équations qui relient la structure géométrique de l’espace à son contenu de matière. Déterminer la masse de ce contenu permet de préciser le modèle de l’univers dans lequel évoluent les étoiles et tous les corps célestes. Un problème fondamental pour la cosmologie est la masse manquante. L’observation de l’univers ne permet pas de retrouver tous les flots de matière que le big-bang aurait dû y déverser. On observe des mouvements très accélérés de corps cosmiques sur les extrémités des galaxies, ce qui suppose la présence de masses considérables.

 

  Il reste presque 90% de la masse de l’Univers qui semble absente ou constituée d’une matière exotique composée d’autres particules inconnues. Les spécialistes estiment aujourd’hui que les astres visibles, la matière concentrée en corps lumineux célestes, ne représente que 7% de la masse de l’Univers.

 

Il existe un côté obscur du monde, dont on observe essentiellement les effets dynamiques, constitué d’astres trop peu lumineux pour être accessibles. Ce sont des myriades de poussières, de gros cailloux, des planètes plus ou moins grandes, ou encore des cœurs éteints d’anciennes étoiles, étoiles à neutrons et des trous noirs. Une proportion de la matière manquante émerge de l’ombre, soit sous forme de gaz entourant les amas de galaxies, soit sous forme de planètes, ou de naines brunes et blanches, mais elle ne constitue qu’une faible proportion de la matière manquante. Un grand nombre de petits nuages compacts de gaz, trop froids pour que leur rayonnement soit facilement détectable qui font partie de constituants de la matière sombre sont classés dans la catégorie des machos. Il sont, à l’exception du cas particulier des trous noirs, composés de matière ordinaire, c’est-à-dire de protons, de neutrons et d’électrons, et représentent la matière sombre baryonique.

 

Face à ces machos, existent les wimps. Ce sont des particules énigmatiques difficiles à observer, et à condition que les scientifiques trouvent un moyen de justifier l’existence de sa masse, le neutrino pourrait en faire partie. Quoi qu’il en soit, la matière reste insuffisante par rapport à la densité critique prévue par le modèle inflationnaire. Où trouver la matière manquante ?

 

Les scientifiques évoquent une matière noire et donc invisible. Mais nous savons que chaque masse de matière dans l’Univers provoque une attraction, alors elle est forcément visible.

 

 

 

Les rayons cosmiques

 

 

Les rayons, manifestations d’énergies cosmiques proviennent principalement des collisions entre le gaz interstellaire et les particules itinérantes dans l’univers. Ils sont constitués de protons, d’électrons, de noyaux de deutérium, ou d’hélium qui sillonnent l’espace à grande vitesse. Leur collision avec les particules de gaz interstellaire produit des photons émis de façon diffuse dans notre galaxie.

 

Mais les flashes gamma ont une densité très supérieure à ces rayonnements cosmiques. Des sursauts - gamma venus de partout intriguent les scientifiques. L’énergie de chaque photon qui constitue le rayonnement - gamma est proportionnelle à la fréquence de ce rayonnement et inversement proportionnelle à sa longueur d’onde : un rayonnement -  gamma est une lumière de très haute fréquence et donc de très courte longueur d’onde. Lorsque ces ondes sont proches des rayons X, elles sont molles, mais elles peuvent être dures et aussi ultra énergétiques.

 

Pour qu’une étoile émette des rayons X ou gamma, il lui faut des transferts d’énergie plus efficaces, des mécanismes plus violents, tels qu’ils se déroulent au voisinage immédiat d’astres compacts comme le cœur des galaxies actives, ou des étoiles à neutrons et des trous noirs. Ces bouffées d’énergie qui surgissent de manière totalement imprévisible sont aussi brèves que puissantes. Le 17 février 1994, une profusion de rayons gamma a été interceptée par la sonde européenne Ulysse. D’où viennent-ils ?

 

Si l’on suppose que les sursauts - gamma se produisent dans le nuage d’Oort, quelque part au-delà de notre système solaire, la chute de quelques comètes dans des mini - trous noirs primordiaux pourrait provoquer des sursauts. Mais le nuage existe-t-il réellement ? Est-il sphérique, ce qui est une condition nécessaire à la répartition homogène des rayons dans le ciel. Ceci est peu probable.

 

Les scientifiques sont plutôt en accord avec l’hypothèse que les sursauts - gamma pourraient naître dans l’Univers tout entier. Ils proviendraient de la coalescence d’étoiles à neutrons, ou des collisions entre trous noirs et étoiles à neutrons dans d’autres galaxies qui entourent la nôtre, ou encore de la fusion de plusieurs trous noirs. Cependant, ces collisions doivent être rares, compte tenu de la distance entre les astres massifs. Que ce phénomène puisse se produire partout dans l’Univers d’une façon régulière, reste inimaginable.

 

Le rayonnement fossile

 

 

L’univers a une double apparence : il présente une concentration de matière dans les galaxies, en même temps il est remarquablement homogène. Où que l’on regarde dans le ciel, le fameux rayonnement cosmique fossile persiste fidèle à lui-même.

Il a été découvert en 1965 par Arno Penzias et Robert Wilson. Selon la théorie, environ 1 million d’années après le big-bang, lorsque la température était tombée à quelque 4000° Kelvin, la matière était créée en atomes stables libérant les photons qui auparavant interagissaient avec elle. Ces photons découplés, désormais autonomes, s’étaient propagés progressivement et refroidis jusqu’à atteindre la température de 3° Kelvin. Or, l’intensité de ce rayonnement diffus dans différentes régions du cosmos est identique et d’une grande précision. Cette homogénéité demeure inexplicable. Le big-bang était alors né pour justifier ce phénomène.

 

Afin d’essayer de donner une réponse, il faudrait supposer qu’à un moment donné antérieur au décuplement de photons, toutes les régions du ciel ont pu communiquer entre elles par interactions réciproques et harmoniser leur contenu.

 

C’est cette question d’homogénéité qui a conduit un certain nombre d’astrophysiciens à substituer au big-bang une nouvelle théorie, celle de l’inflation. Quelques scientifiques de Moscou et Alan Guth de Boston ont combiné les concepts fondamentaux de l’inflation et l’existence d’un hyper univers dont la majeure partie nous échappe.

 

Récemment, des chercheurs américains dirigés par Alan Kogut ont détecté un « bruit » étrange qui ne peut provenir d’aucune source connue. Au départ, ils voulaient observer les premières naissances d’étoiles sur le fond du rayonnement fossile. Ils ont conçu un radiomètre très sensible « Arcade » pour l’envoyer à 36 Km d’altitude et ainsi essayer de découvrir la présence de quelques signes de formation d’étoiles. Mais, lorsqu’ils ont consulté les résultats, ils étaient surpris par un vrai « vacarme ». Toutes les sources d’émissions de rayonnement possibles ne donnent pas de réponse satisfaisante à ce phénomène. « Une fraction de ce que nous voyons vient certainement de la somme de cette multitude de sources cachées mais leur éclat cumulé, annoncé par les modèles, est six fois moins intense que notre signal » commente Dale Fixsen. D’ autre part, lorsque les étoiles naissent, leurs galaxies émettent dans l’infrarouge. Ce n’est pas le cas. Une nouvelle énigme est-elle née concernant le rayonnement cosmique.

 

Le satellite Planck et le télescope spatial Herschel, prévus pour le compte de l’Agence spatiale européenne, permettront d’y voir plus clair, d’ici 2013, si tout va bien.

 

 

 

Les mystères non dévoilés

 

 

Des mystères encore non dévoilés subsistent dans les phénomènes de mouvement des turbulences. L’auto organisation de la matière est observée non seulement dans les substances liquides, mais dans des mouvements d’éléments solides, comme les grains de sable. Les solides pris en groupe se comportent comme des liquides. Par je ne sais quel effet magique, si un plateau est secoué avec des grains de sable, ceux-ci vont commencer à osciller formant alternativement des sommets et des creux qui petit à petit vont s’aligner spontanément et se disposer en damier.

 

Les oscillations sont des ondes limitées et restent circonscrites dans un espace déterminé. Si on continue à secouer le support, les tourbillons vont commencer à tourner et avancer à un rythme lent mais régulier. Dans cette danse mystérieuse et lente, les deux sommets vont se repousser, alors qu’un sommet et un cratère vont s’attirer. C’est le phénomène d’auto organisation qui constitue les chaînes des réseaux formés d’atomes, comme les polymères ou les cristaux. Aucune théorie n’explique la fonction et l’interaction des oscillations. Ceci nous fait penser qu’il existe des lois inconnues d’auto organisation de la matière, observées dans la structure des cristaux, ou l’apparition de la vie.

 

Dans toutes les modélisations numériques, la concentration de la turbulence dans des zones est bien définie, tandis que le reste du fluide reste relativement homogène. Les turbulences se regroupent au milieu de la zone d’activité en minces filaments. Les expériences réalisées à l’aide d’ordinateur montrent que les phénomènes des filaments sont d’une nature fractale, les motifs initiaux se retrouvent inchangés à l’échelle inférieure de plus en plus petite.

 

En observant des séries de nombres apparemment aléatoires, il devient évident qu’à l’intérieur de celles-ci existent des caractéristiques répétitives et de construction. Les pétales d’une fleur suivent le « nombre d’or ». La suite de ce nombre (en ajoutant le nombre qui précède) est : 1 + 0 = 1 ; 1 + 1 = 2 ; 2 + 1 = 3 ; 3 + 2 = 5 etc. Il n’existe pas de fleur au nombre de pétales en-dehors de cette suite logarithmique.

 

Dans l’Univers, un certain ordre est la condition fondamentale de l’existence. La correspondance entre ces constantes ne s’est pas ajustée par hasard. Par exemple, la force de couplage électromagnétique est celle qui permet la circulation des électrons entre les atomes et réalise des échanges, des combinaisons de type chimique. Supposons que la force de couplage électromagnétique soit élevée de seulement un milliardième de point. Les électrons seraient prisonniers des noyaux, il n’y aurait pas d’échange entre les corps chimiques, donc il ne pourrait pas y avoir d’éléments de corps formés.

 

La symétrie est naturelle, elle est présente non seulement dans les équations, mais dans la nature. Celui qui cherche à prouver le contraire s’embrouille dans les contradictions.

 

Malgré les idées de certains biologistes, la vie n’est pas apparue par hasard. Celui-ci a joué un rôle très limité dans la sélection naturelle. Aujourd’hui, beaucoup de scientifiques croient que la vie est une sorte de nécessité, de conditions premières inscrites au fond de la matière.

 

Pourtant le hasard existe, mais il est limité dans le champ d’action du libre arbitre, où les probabilités sont présentes en dehors de la création, de façon à permettre le choix de possibilités de multiplications des apparences dans le monde sensible et d’éléments de la réalisation du temps.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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